La Belgique confrontée à un manque de production d'électricité

D'abord et avant tout, la Belgique va passer un coup de fil chez ses voisins: nous importons déjà de l'électricité. Resterait donc à maximiser cette importation, ce qui pourrait grimper jusqu'à 3500 mégawatts. À une condition toutefois: que l'hiver ne soit pas rude. Car dans ce cas-là Français, Allemands et Néerlandais consommeraient plus et donc pourraient fournir moins.

Deuxième point: la réserve énergétique. Elle s'élève à 850 mégawatts et sera disponible à partir du mois de novembre. Mais elle pourrait ne pas suffire. L'administration de l'énergie avait conseillé de constituer une réserve de 1200 mégawatts. Une recommandation formulée avant que Doel 4 ne soit arrêtée.

Si ces deux premiers points ne suffisent pas, alors le ministre de tutelle pourra prendre des mesures plus ponctuelles. D'un côté, inviter la population à consommer moins ou mieux comme faire tourner la machine à laver la nuit. D'un autre côté, diminuer la consommation du secteur public comme l'éclairage le long des autoroutes.

Enfin, il existe le délestage. C'est-à-dire plonger volontairement certaines zones du pays dans le noir. Un plan a été constitué au niveau national, avec 5 régions composée chacune de 6 sous-zones. Une sous-zone peut être plongée dans le noir pendant 4 heures maximum ce qui permet de réduire la consommation de 500 mégawatts. Précisons encore que certaines entités font figure d'intouchables, comme les hôpitaux, la SNCB, les aéroports ou encore la RTBF.

Côté politique, Ecolo réclame d'urgence une réunion à la Chambre pour faire un état des lieux de la situation. Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo déplore l'attitude des autres partis dans ce dossier.

Damien Roulette

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