L'unité new-yorkaise de lutte contre le terrorisme qui pourrait inspirer Bruxelles

Le ministre président bruxellois visite une unité spéciale du FBI en charge de la lutte contre le terrorisme
Le ministre président bruxellois visite une unité spéciale du FBI en charge de la lutte contre le terrorisme - © Tous droits réservés

Un immeuble New New-yorkais comme les autres, aucun panneau sur la façade, les bureaux de la "Joint Terrorism Task Force" ne sont pas ce qu’il y a de plus visible. Il faut dire que cette unité est très spéciale. Dirigée par le FBI, elle regroupe différentes agences de sécurité du pays, comme le FBI, la police, les douanes ou encore les stups, réunis dans la lutte contre le terrorisme.

Pour entrer dans le bâtiment, il faut montrer pattes blanches, pas question non plus de prendre des photos ou filmer partout. La visite est encadrée, notamment par William F. Sweeney, le directeur adjoint du FBI de New-York : "Plus de 700 personnes sont affectées ici. Elles viennent de 50 agences différentes et travaillent ensemble. Il y a aussi des agents et des enquêteurs déployés dans le monde entier. Notre but est de lutter contre le terrorisme, tant à l’international que sur le territoire américain. Nous luttons aussi contre les armes de destruction massive".

Cette task force de lutte contre le terrorisme est née en 1980, au départ uniquement à New-York. Elle a rapidement grandi, menant de nombreuses enquêtes, comme en 1998 après les attentats-suicides des ambassades américaines du Kenya et de Tanzanie, ou plus récemment, lors de l’attaque à la voiture bélier de Manhattan d’octobre 2017 qui a coûté la vie à huit personnes dont une belge.

Les attentats du 11 septembre ont donné un coup d’accélérateur au développement de cette cellule spéciale. Le nombre d’unités a triplé depuis 2001, on compte désormais plus de 4000 agents répartis dans tout le pays. Pour ses responsables, la force de cette structure est de coordonner les savoir-faire de chacune des agences qui la composent, comme l’explique Bryan Paarmann, agent spécial en charge du contre-terrorisme : "Toutes ces agences viennent ici avec leurs propres compétences. On leur donne aussi plus de pouvoir pour enquêter à un niveau fédéral. Mais chacune garde aussi son autonomie".  

Un exemple pour la région bruxelloise

Des enquêteurs du FBI, de la police ou encore des stups, venus de différents niveaux de pouvoir et qui travaillent ensemble, cette coordination a de quoi impressionner. Beaucoup de délégations étrangères viennent visiter cette unité. La police belge est d’ailleurs déjà venue dans ces bureaux de New York, tout comme Rudi Vervoort (PS), dernier visiteur en date. Le ministre président bruxellois entend créer début 2019 un centre de crise pour la Région bruxelloise, il est venu trouver ici des bonnes pratiques. "La police locale, fédérale, les services de secours, les pompiers, si tout ce monde peut travailler ensemble, je pense que nous aurons fait un grand pas en avant", explique Rudi Vervoort.

Ce centre de crise bruxellois ne serait pas spécifiquement dédié au terrorisme. Il pourrait par contre intervenir lors d'évènements importants qui surviennent à Bruxelles. La coordination est donc un élément essentiel.

 

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