L'Otan se retrouve à Bruxelles pour trouver un accord sur un "ambitieux" agenda 2030

Les dirigeants des trente pays de l'Otan se retrouvent lundi après-midi à Bruxelles pour montrer les dents face à une Russie jugée plus agressive et tenter de s'unir face à une Chine devenue une puissance mondiale, avec toutefois des nuances entre les Etats-Unis du démocrate Joe Biden et les Européens.


►►► : Joe Biden entame sa tournée européenne : l'Europe est secondaire mais reste importante pour faire face à la Russie et à la Chine


 

Les chefs d'Etat et de gouvernement alliés tiendront un bref sommet - une seule séance de travail, de 13h00 à 16h00, au siège bruxellois de l'Alliance atlantique - pour marquer "le retour de l'Amérique" dans la famille transatlantique après les quatre années difficiles de l'administration du républicain Donald Trump, qui avait été jusqu'à qualifier l'Otan d'"obsolète".


►►► À lire aussi : Joe Biden à Bruxelles : "Les Européens et les Américains ont pris pleinement conscience que leurs régimes sont mortels" selon Benoît Frydman


"America is back", a confirmé le Premier ministre belge Alexander De Croo, lors d'un point de presse virtuel lundi matin, quelques heures après avoir accueilli Joe Biden à son arrivée en Belgique pour sa première visite en tant que président américain.

Après les années d'unilatéralisme de la période Trump, la nouvelle administration américaine insiste sur la nécessité pour les États-Unis de recourir à des alliances pour affronter les menaces qui se multiplient et se complexifient (terrorisme, cyberattaques, impact du changement climatique sur la sécurité...).

La Russie est clairement montrée du doigt pour son comportement "agressif" dans son voisinage - en Géorgie, en Ukraine - et même au-delà, en Syrie où Moscou a sauvé le régime du président Bachar el-Assad empêtré depuis 10 ans dans une guerre civile, et en Libye, et la répression de l'opposition interne.


►►► : Un sommet entre Joe Biden et Vladimir Poutine aura lieu le 16 juin à Genève, un tête-à-tête dans un climat de tensions


Les alliés doivent ainsi adresser un message de fermeté à la Russie avant le sommet qui réunira mercredi à Genève les présidents Biden et Vladimir Poutine.

Mais la Chine a fait, à la demande de Washington, son apparition sur le radar de l'Otan, focalisée depuis sa création en 1949 sur la sécurité dans la zone euro-atlantique. La Chine apparaît de plus en plus comme le nouveau grand rival des Etats-Unis, alors que les Européens ont une approche plus nuancée à l'égard de Pékin, qui est davantage vu comme un important partenaire commercial.

"La Chine n'est pas notre adversaire, notre ennemi. Il n'y aura pas de nouvelle guerre froide avec la Chine. Mais nous devons faire face aux défis posés par la Chine pour notre sécurité", a résumé lundi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg à son arrivée au siège de l'organisation.

"Ce qui est important, c'est que l'Europe définisse ses priorités elle-même. L'Europe doit sortir de l'ombre des Etats-Unis", lui a en quelque sorte répondu le Premier ministre belge.

Alexander De Croo a a rappelé que l'Union européenne est "le premier bloc commercial au monde", tout en insistant sur le "respect de ses valeurs".

"Si les priorités (entre l'Europe et les Etats-Unis, ndlr) sont les mêmes, c'est un plan A. On est plus fort (ensemble). Mais on doit être prêt à un plan B", a-t-il dit.  

Alexander De Croo s'est également réjoui de la nouvelle impulsion que le secrétaire général entend donner à l'Otan avec son paquet de propositions proposé aux chefs d'Etat et de gouvernement. Baptisé "NATO 2030", cet agenda "ambitieux" vise à renforcer l'Alliance atlantique sur les plans politique et militaire et à l'adapter aux nouveaux défis de sécurité.

"Le secrétaire général a fait un bon travail", a souligné le chef du gouvernement fédéral, en épinglant le volet consacré à l'amélioration des consultations politiques entre allés.

Mais Alexander De Croo a admis que des discussions budgétaires se poursuivaient sur un aspect délicat pour plusieurs Etats-membres: l'augmentation des financements communs "pour faire davantage collectivement" pour des actions militaires collectives destinées à favoriser "la défense et la dissuasion, selon M. Stoltenberg.

"La position belge est qu'il faut faire l'analyse sur la nécessité (d'augmenter les financements communs) et sur l'emploi (de ces fonds) pour voir comment améliorer l'effectivité", a-t-il dit.

Après les années d'unilatéralisme de la période Trump, la nouvelle administration américaine insiste sur la nécessité pour les États-Unis de recourir à des alliances pour affronter les menaces qui se multiplient et se complexifient (terrorisme, cyberattaques, impact du changement climatique sur la sécurité...).

La Russie est clairement montrée du doigt pour son comportement "agressif" dans son voisinage - en Géorgie, en Ukraine - et même au-delà, en Syrie où Moscou a sauvé le régime du président Bachar el-Assad empêtré depuis 10 ans dans une guerre civile, et en Libye, et la répression de l'opposition interne.


►►► : Un sommet entre Joe Biden et Vladimir Poutine aura lieu le 16 juin à Genève, un tête-à-tête dans un climat de tensions


Les alliés doivent ainsi adresser un message de fermeté à la Russie avant le sommet qui réunira mercredi à Genève les présidents Biden et Vladimir Poutine.

Mais la Chine a fait, à la demande de Washington, son apparition sur le radar de l'Otan, focalisée depuis sa création en 1949 sur la sécurité dans la zone euro-atlantique. La Chine apparaît de plus en plus comme le nouveau grand rival des Etats-Unis, alors que les Européens ont une approche plus nuancée à l'égard de Pékin, qui est davantage vu comme un important partenaire commercial.

"La Chine n'est pas notre adversaire, notre ennemi. Il n'y aura pas de nouvelle guerre froide avec la Chine. Mais nous devons faire face aux défis posés par la Chine pour notre sécurité", a résumé lundi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg à son arrivée au siège de l'organisation.

Echange entre le président américain et Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l'OTAN (anglais)

"Ce qui est important, c'est que l'Europe définisse ses priorités elle-même. L'Europe doit sortir de l'ombre des Etats-Unis", lui a en quelque sorte répondu le Premier ministre belge.

Alexander De Croo a a rappelé que l'Union européenne est "le premier bloc commercial au monde", tout en insistant sur le "respect de ses valeurs".

"Si les priorités (entre l'Europe et les Etats-Unis, ndlr) sont les mêmes, c'est un plan A. On est plus fort (ensemble). Mais on doit être prêt à un plan B", a-t-il dit.  

Alexander De Croo s'est également réjoui de la nouvelle impulsion que le secrétaire général entend donner à l'Otan avec son paquet de propositions proposé aux chefs d'Etat et de gouvernement. Baptisé "NATO 2030", cet agenda "ambitieux" vise à renforcer l'Alliance atlantique sur les plans politique et militaire et à l'adapter aux nouveaux défis de sécurité.

"Le secrétaire général a fait un bon travail", a souligné le chef du gouvernement fédéral, en épinglant le volet consacré à l'amélioration des consultations politiques entre allés.

Mais Alexander De Croo a admis que des discussions budgétaires se poursuivaient sur un aspect délicat pour plusieurs Etats-membres: l'augmentation des financements communs "pour faire davantage collectivement" pour des actions militaires collectives destinées à favoriser "la défense et la dissuasion, selon M. Stoltenberg.

"La position belge est qu'il faut faire l'analyse sur la nécessité (d'augmenter les financements communs) et sur l'emploi (de ces fonds) pour voir comment améliorer l'effectivité", a-t-il dit.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK