L'option "asile politique" ne peut être exclue, dit l'avocat de Puigdemont

Paul Bekaert, l'avocat belge de Carles Puigdemont, photographié en mai 2006 à Gand.
Paul Bekaert, l'avocat belge de Carles Puigdemont, photographié en mai 2006 à Gand. - © Lieven Van Assche - BELGA

Carles Puigdemont, le ministre-président destitué de Catalogne, a affirmé ce mardi en conférence de presse à Bruxelles, qu'il ne solliciterait pas l'asile politique en Belgique. Mais cette option n'est pour autant pas totalement abandonnée. "Un mandant d'arrêt européen peut toujours être émis", explique Paul Bekaert, l'avocat belge de Puigdemont.

Carles Puigdemont est arrivé ce lundi à Bruxelles après que le parquet espagnol ait requis des poursuites pour "rébellion, sédition, malversation et prévarication" à l'encontre du gouvernement catalan démis.

"Tant qu'il y aura un risque que l'Espagne réclame Puigdemont..."

Durant le week-end dernier, le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA) avait fait entendre que Puigdemont avait la possibilité de demander l'asile politique en Belgique. Une déclaration qui a pris une autre dimension encore avec l'arrivée à Bruxelles du ministre-président destitué de la Catalogne.

Carles Puigdemont n'a pas demandé l'asile, a-t-il lui même affirmé ce mardi. Mais cela n'est pas pour autant totalement exclu à l'avenir, explique son avocat. "Tant qu'il y aura un risque que l'Espagne réclame que M. Puigdemont lui soit livré, on ne peut pas exclure qu'il sollicite l'asile politique".

"Entre-temps, nous restons en stand-by"

Me Bekaert estime cependant toute cette agitation totalement inutile. "Ce que fait M. Puigdemont est parfaitement légal. Chaque Espagnol est libre de venir en Belgique. Il a en outre précisé lui-même qu'il avait choisi Bruxelles car il y bénéficie d'un forum européen et vers la communauté internationale".

Paul Bekaert dit encore ne pas savoir combien de temps Carles Puigdemont va rester en Belgique. "Il est venu ici pour travailler dans le calme et la sécurité. Entre-temps, nous restons en stand-by", déclare Me Bekaert.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK