L'opposition flamande n'apprécie guère le nouveau logo de Bruxelles, jugé "trop FDF"

Yvan Mayeur, bourgmestre de Bruxelles, a présenté un nouveau logo. Il ne plait pas partout.
Yvan Mayeur, bourgmestre de Bruxelles, a présenté un nouveau logo. Il ne plait pas partout. - © Tous droits réservés

Le nouveau logo de la Ville de Bruxelles, qui représente un archange Saint-Michel épuré - mais sans le dragon qu'il a terrassé, selon la légende - surmontant l'abréviation BXL, a suscité vendredi l'ire des partis d'opposition flamands (N-VA, CD&V et Vlaams Belang) qui ont dénoncé le caractère trop francophones de ces trois lettres, affirmant qu'ils auraient préféré l'acronyme BRU.

Ce logo a été présenté voici trois semaines à l'administration de la ville. Et le bourgmestre, Yvan Mayeur (PS), a posé jeudi avec un T-shirt porteur du logo, qui comprend aussi la mention bilingue "onze stad - notre ville".

Ce logo est "une pure provocation pour les Flamands dans cette ville, pour la Flandre et la Belgique, dont elle est la capitale", s'est insurgé vendredi le député bruxellois Johan Van den Driessche (N-VA).

Selon lui, l'abréviation BXL s'inspire de cette utilisée dans les années 1960 par le FDF, qu'il a qualifié de "parti aux déclarations haineuses à l'égard des Flamands".

"Au lieu de créer un lien, la ville favorise la division, avec l'abominable coopération des deux échevines flamandes de la ville, Ans Persoons (sp.a) et Els Ampe (Open Vld)", a-t-il ajouté.

Quant à l'ancienne ministre bruxelloise Brigitte Grouwels (CD&V), elle a aussi appelé l'administration communale à préférer l'abréviation BRU au lieu de BXL, trop connoté FDF à ses yeux.

Interrogé par La Libre Belgique, le bourgmestre a défendu ce choix.

"Nous avons fait le test et il s'avère que les jeunes néerlandophones utilisent aussi l'abréviation 'BXL'. Sinon, nous ne l'aurions pas prise... Nous sommes une ville multilingue et nous voyons que le 'BXL' est utilisé dans toutes les langues sur les réseaux sociaux. Les échevins bruxellois néerlandophones ont également plaidé en sa faveur. Ils nous ont signalé que c'est une question de génération: les jeunes Bruxellois néerlandophones l'utilisent. Moi, j'avais plaidé pour 'BRU' car cela convient dans toutes les langues. Mais, je m'en suis remis à leur opinion", a-t-il expliqué.

 

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