L'immobilier n'a jamais été aussi cher en Belgique, découvrez notre carte interactive

Il vous faudra débourser en moyenne 259.725€ pour acquérir une maison en Belgique et 228.356€ pour un appartement. Des chiffres jamais atteints, qui résultent d’une hausse de 14,5% depuis 2014. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par la Fédération des notaires (Fednot). En regardant de plus près, on constate que les écarts restent particulièrement prononcés entre la Région de Bruxelles-Capitale (la plus chère) et la province du Hainaut (la moins chère).

Plusieurs caps symboliques ont été franchis. A Bruxelles, les appartements coûtent désormais en moyenne 250.000€ (+3,7% par rapport à 2018). Tandis que dans les provinces de Luxembourg et de Namur, les maisons dépassent les 200.000€ en moyenne. Les provinces du Hainaut et de Liège proposent les biens immobiliers les moins chers du pays.

En Belgique, le nombre de transactions immobilières est au plus haut, +6,6% par rapport à 2018. Les plus fortes activités sont enregistrées surtout à Bruxelles (+7,6%) et en Flandre (+5,4%), et beaucoup moins en Wallonie (+1,7%).

Bruxelles et l’abattement des droits d’enregistrements

Même si l’immobilier atteint des sommets en Région de Bruxelles-Capitale, ici "la situation est particulière" note Grégoire Verbeek, agent immobilier chez Event Immo. "C’est dû à ce fameux abattement sur les droits d’enregistrements. Pour un premier achat, on ne paie de frais d’enregistrements sur les 175.000 premiers euros". De quoi encourager les transactions immobilières, sans forcément faire baisser les prix. "On reste quand même une capitale relativement accessible quand on voit ce qui se passe à Paris, Londres, Rome ou même Rotterdam" tempère l’agent immobilier.

"Solliciter un crédit maintenant"

"Les prix ont augmenté d’environ 2% par an, c’est important mais pas démesuré" tempère Renaud Grégoire, notaire et porte-parole de notaire.be. "Ces cinq dernières années, l’immobilier a augmenté de 14% environ, mais il y a aussi eu une inflation de l’ordre de 8%".

L’immobilier constitue toujours une solution relativement peu risquée et stable pour investir son argent… à condition d’en avoir les moyens. "Les personnes qui peuvent se le permettre doivent solliciter un crédit maintenant. Les crédits restent accessibles car les taux d’intérêt sont extrêmement bas. La Banque nationale a annoncé qu’elle allait sans doute resserrer ses conditions, donc peut-être qu’il est temps de se lancer pour ceux qui hésitent encore".

Des transactions en croissance très prononcées et des prix au plus haut peuvent-ils entraîner une bulle spéculative ? Les chances sont faibles, explique Renaud Grégoire. Il analyse surtout cette forte dynamique comme une conséquence de la "faiblesse des taux d’intérêt hypothécaires" et des "rendements faibles et incertains des placements alternatifs".

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