L'exécutif français veut intensifier la surveillance des réseaux sociaux et la lutte contre la haine en ligne

L'exécutif français veut intensifier la surveillance des réseaux sociaux et la lutte contre la haine en ligne
L'exécutif français veut intensifier la surveillance des réseaux sociaux et la lutte contre la haine en ligne - © Tous droits réservés

Le Premier ministre français Jean Castex a annoncé vendredi un renforcement du projet de loi contre les séparatismes, dont des sanctions contre "ceux qui publient en ligne des informations personnelles mettant en danger la vie d'autrui", précisant que 27 interpellations avaient eu lieu après des signalements.

Figurera dans le texte qui sera présenté en Conseil des ministres le 9 décembre "la possibilité de sanctionner ceux qui mettent en ligne des informations personnelles mettant en danger la vie d'autrui, comme par exemple un professeur", a affirmé le Premier ministre à l'issue d'un Conseil de Défense de plus de deux heures à l'Elysée.

Une semaine après l'assassinat d'un enseignant à Conflans-Sainte-Honorine, M. Castex a souligné que "1.279 signalements à la plateforme Pharos, service spécialisé chargé du recueil des signalements illicites sur internet, ont permis 27 interpellations".

La surveillance des réseaux sociaux et la lutte contre la haine en ligne seront intensifiées

Le sujet des contenus terroristes doit d'ailleurs s'inviter à un rendez-vous entre la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et M. Castex vendredi après-midi à Bruxelles.

Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie de 47 ans, a été tué dix jours après avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète Mohamed lors d'un cours sur la liberté d'expression. Il avait été la cible des réseaux sociaux et d'une mobilisation en ligne.

"La surveillance des réseaux sociaux et la lutte contre la haine en ligne seront intensifiées", a encore promis M. Castex en assurant que Pharos serait "renforcée sans délai en terme d'effectifs". "Et un pôle spécialisé au sein du parquet de Paris sera créé pour centraliser les poursuites et donc en améliorer l'efficacité", a-t-il poursuivi.

Pénaliser ceux qui font pression sur les fonctionnaires

Le projet de loi sur les séparatismes prévoira également de "pénaliser ceux qui font pression sur les fonctionnaires "par des propos ou des comportements, comme cela s'est produit à Conflans-Sainte-Honorine à l'encontre de M. Paty et de la proviseure du collège", a ajouté M. Castex.

Le Premier ministre a annoncé par ailleurs que "56 visites domiciliaires" avaient été effectuées sur les 123 "décidées" après la décapitation de ce professeur.

 

 

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