L'examen linguistique du SELOR toujours contesté

Les nouveaux examens de langues concoctés par le SELOR pour permettre aux fonctionnaires communaux d'être engagés et/ou d'obtenir une promotion n'atteignent pas les objectifs promis par les autorités, dénonce la CGSP.

Au contraire, ils augmenteront la difficulté pour les agents de niveau inférieur, a dénoncé lundi la section administration locale, provinciale et régionale de la CGSP. Pour la CGSP qui a fait de la "statutarisation" de l'emploi, un objectif prioritaire dans le secteur des administrations publiques, la nouvelle formule des examens est discriminatoire. Les candidats, quel que soit le niveau, passent le même type d'examen.

L'examen linguistique du SELOR auquel doivent se soumettre les fonctionnaires des 19 communes de la capitale en contact avec le public a été adapté à la suite d'un arrêt du Conseil d'Etat rendu en février dernier. La haute juridiction l'avait estimé plus exigeant que ne l'imposent les lois linguistiques, surtout pour les niveaux inférieurs de l'administration.

Le nouvelle réglementation est censée faire une distinction entre les seuil de connaissance requis (élémentaire ou suffisante) dans l'administration et adapter davantage l'examen à la fonction exercée.

Pour la CGSP, le but n'est pas atteint. Les candidats, quel que soit le niveau, passent le même type d'examen.

Dans l'épreuve écrite, il n'y a pas de différence entre l'agent administratif non qualifié, l'ouvrier qualifié et celui d'un universitaire.

Le syndicat craint que cette situation n'augmente la difficulté pour les agents de niveau inférieur d'être "statutarisés".


Belga

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