L'examen d'entrée en médecine sur la table du gouvernement de Fédération ce mercredi

Jean-Claude Marcourt souhaite organiser cet examen dès la rentrée 2017
Jean-Claude Marcourt souhaite organiser cet examen dès la rentrée 2017 - © AURORE BELOT - BELGA

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles devrait approuver ce mercredi l'avant-projet de décret instaurant, dès la rentrée académique prochaine, un examen d'entrée pour accéder aux études de médecine et de dentisterie, se conformant ainsi aux exigences du fédéral.

Cette décision devrait conduire la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block, à décerner, comme elle s'y est engagée, un numéro Inami à tous les étudiants actuellement engagés en dernière année du cursus dès ce mois de décembre normalement.

Pour rappel, après l'invalidation cet été du concours organisé en fin de 1er bachelier par le Conseil d’État, Maggie De Block avait conditionné tout déblocage de numéros Inami à l'adoption préalable par le gouvernement de la Fédération d'un examen d'entrée pour répondre au contingentement fédéral des praticiens.

Dans une récente interview accordée à la presse, Jean-Claude Marcourt avait indiqué qu'"un étudiant sur dix" seulement réussirait le futur concours.

"Lissage négatif"

Très tendu ces derniers mois, le dialogue entre le ministre francophone et Maggie De Block s'est, semble-t-il, quelque peu décrispé ces dernières semaines. La ministre fédérale a notamment laissé entendre que le "lissage négatif" du nombre d'attestations Inami pour les diplômés francophones pourrait être moins drastique que ce qu'elle avait laissé entendre préalablement.

Durant des années, les universités francophones ont diplômé bien plus de médecins qu'il n'y avait d'attestations disponibles. La ministre fédérale a longtemps évoqué un excédent de quelque 3000 médecins diplômés à résorber en l'espace de 7 ou 10 ans.

En tenant compte des étudiants français (nombreux dans les universités francophones, ndlr), elle a toutefois laissé entendre récemment qu'elle pourrait ramener ce chiffre à moins de 1500.

Dans un souci d'économies en soins de santé, le gouvernement fédéral a décidé il y a vingt ans de limiter le nombre de praticiens diplômés chaque année.

La Flandre s'y est directement adaptée en imposant un examen d'entrée toujours d'application.

La Communauté française, plus réticente, a, elle, appliqué différents régimes de sélection en cours de parcours qui ont tous été invalidés suite à des recours, laissant ainsi entrer un grand nombre d'étudiants dans la filière médicale.

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