L'ex-député Open Vld Sven Gatz renonce à ses indemnités de départ

Sven Gatz
Sven Gatz - © Archive Belga/CHRISTOPHE LEGASSE

L'ex-député flamand Sven Gatz (Open Vld) qui a focalisé cette semaine toute l'attention de l'espace médiatico-politique au nord du pays, après la révélation du montant de ses indemnités de départ - 300 000 euros conformément à ce que prévoit le Parlement flamand, en dépit du fait qu'il a démissionné de sa fonction - a fait savoir dimanche qu'il renonçait à percevoir ces émoluments.

Sven Gatz a quitté le Parlement flamand en juillet dernier pour devenir président de l'Union des brasseurs belges.

Dans un communiqué envoyé à l'agence BELGA, il dit avoir mal estimé la situation lors de la polémique née autour de son indemnité de départ. "Tout cela m'a coûté beaucoup de temps avant d'aboutir au final à la conclusion que je serais un homme plus libre avec moins d'argent", a-t-il indiqué.

L'ex-parlementaire dit espérer que sa décision permettra d'amener une solution politique au statut de parlementaire à l'avenir. Il a rappelé avoir été l'un des rares à avoir déposé régulièrement des propositions en vue d'alimenter une discussion sur l'ampleur des indemnités.

"Il est particulièrement ironique, cynique et même amer de me retrouver à présent dans l'oeil du cyclone. Est-ce de ma faute si une majorité parmi les autres parlementaires n'a jamais souhaité mener ce débat sur base de ces propositions", s'interroge Sven Gatz.

Ce dernier s'en prend à ceux qui ont tenté ces derniers jours de lui faire la leçon, de manière souvent gratuite voire parfois agressive.

Ce n'est pas la première fois que la question des indemnités de départ des parlementaires se retrouve dans le collimateur.

Ce fut notamment le cas en 2009 lors de l'admission à la retraite en fin de mandat d'une série de députés wallons dont le président du Parlement, José Happart (530.000 euros). Ce dernier ne renonça pas à son dû.

A la suite de cet épisode, ce type d'indemnités avait été revu à la baisse dans les assemblées bruxelloise, wallonne et de la Communauté française.

Une réflexion avait été amorcée au Parlement flamand ainsi que dans les assemblées fédérales.

Dans une carte blanche, le président du Sénat, Danny Pieters a suggéré ce week-end d'envisager un droit de retour pour les parlementaires sortants en échange d'une limitation drastique de l'indemnité de départ. Selon sa proposition, le parlementaire démissionnaire ne toucherait plus d'indemnité de départ mais conserverait en revanche un droit de retour.


Belga

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