L'Europe, Zaventem et ses pratiques linguistiques

Dans cette commune flamande en bordure de Bruxelles, il a été décidé que, pour acquérir une parcelle de terrain à bâtir, il fallait être capable de parler néerlandais ou au moins afficher sa volonté de l'apprendre.

Pour la Commission Européenne, établir des conditions de connaissance du néerlandais pour pouvoir acheter un terrain est une forme de discrimination, et cela va à l'encontre de la législation européenne. La commune de Zaventem a désormais un mois pour répondre aux critiques claires et nettes de la Commission.

En décembre dernier, la commune de Zaventem avait décidé ne plus accepter de vendre des terrains lui appartenant qu'à des personnes connaissant la langue néerlandaise. Et l'échevin compétent en la matière n'est autre qu'Eric Van Rompuy, député flamand CD&V et frère du Président de la Chambre. Argument avancé : garantir le caractère flamand de Zaventem et favoriser la cohabitation entre les habitants d'un quartier.

Une plainte avait été déposée par Christian Van Eycken, le seul élu francophone du Parlement Flamand, auprès du Gouverneur de la Province du Brabant Flamand considérant cette réglementation discriminatoire. Mais le gouverneur avait rejeté cette plainte, sans réelle surprise. Maintenant, c'est l'Europe qui s'en mêle et visiblement, elle n'apprécie pas les conditions imposées par la commune de Zaventem.

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