L'Europe à la croisée des chemins: G. Verhofstadt met la pression sur J.M. Barroso

Guy Verhofstadt veut un sursaut vers davantage d'intégration européenne
Guy Verhofstadt veut un sursaut vers davantage d'intégration européenne - © Archive EPA / Olivier Hoslet

Le chef du groupe libéral au Parlement européen, le Belge Guy Verhofstadt, a enjoint mardi la Commission européenne de déposer avant le sommet européen du 17 octobre prochain une stratégie globale de sortie de crise pour la zone euro.

"Il est désormais évident que le futur de l'euro, voire de l'Union elle-même, est à la croisée des chemins", estime l'ancien Premier ministre belge.

"Nous souffrons depuis plus d'un an de l'incapacité des institutions européennes et de ses États membres à concevoir des solutions durables. Il est clair que des demi-mesures ne nous permettront plus de surmonter cette crise. Il nous faut un saut énorme dans l'intégration", selon lui.

La Commission doit reprendre la barre

Et Guy Verhofstadt de réclamer de la Commission qu'elle reprenne à présent les commandes, conformément à son droit d'initiative prévu par les traités européens, pour déposer un nouveau plan de sauvetage d'envergure.

Pour le chef de file des libéraux européens, ce plan devrait s'appuyer sur sept éléments, dont l'abandon de la règle de l'unanimité pour toute décision concernant le fonds de sauvetage de la zone euro, aujourd'hui handicapé par les réticences dans certains États membres.

Guy Verhofstadt demande dans la foulée au président de la Commission, José Manuel Barroso, de désigner parmi ses commissaires un "ministre des finances" européen, qui présiderait notamment les réunions des ministres des Finances de la zone euro.

Il préconise aussi que les pays de la zone euro soient dorénavant représentés de manière unique au sein des grandes organisations internationales comme le FMI ou le G20.

Recapitaliser les banques, relancer la croissance...

Insistant sur la nécessité de recapitaliser les banques européennes, et d'élaborer un régime d'obligations communes pour les États membres, l'ancien Premier ministre belge veut aussi le dépôt d'un paquet pour stimuler la croissance et l'emploi en Europe, le tout sous le contrôle accru du Parlement européen et des assemblées nationales.

"S'il n'y a pas de réaction de Barroso avant le 17 octobre, alors il y aura un problème pour moi", a indiqué mardi Guy Verhofstadt lors d'une conférence de presse, laissant ainsi entendre qu'il pourrait se rallier à une éventuelle motion de méfiance envers la Commission européenne. "Mais ce n'est pas le moment de réfléchir à cela", a-t-il conclu.


Belga

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