"L'Empereur d'Ostende": un livre sur Johan Vande Lanotte qui fait polémique

Johan Vande Lanotte, l' "empereur d'Ostende", sujet d'un livre polémique
Johan Vande Lanotte, l' "empereur d'Ostende", sujet d'un livre polémique - © Archive Belga / Nicolas Maeterlinck

Le livre "De Keizer van Oostende" (L'Empereur d'Ostende) écrit par les journalistes de la VRT Luc Pauwels et Wim Van den Eynde sur le vice-premier ministre Johan Vande Lanotte a fait beaucoup de bruit lundi. La VRT s'est distanciée de l'ouvrage et a temporairement privé les auteurs de missions de reportage. Selon Johan Vande Lanotte, de nombreuses déclarations sont "manifestement incorrectes" et le livre se lit "comme un blog de Jean-Marie Dedecker".

L'ouvrage débute par le constat que l'arrêté ministériel du 18 janvier sur le permis de construction et d'exploitation d'un parc éolien offshore accordé à la société Norther n'a pas été signé par le ministre de la Mer du Nord, Johan Vande Lanotte, mais par procuration par le secrétaire d'Etat à l'Energie, Melchior Wathelet.

Les auteurs mettent en lumière une série de dossiers ostendais et le rôle qu'aurait joué Johan Vande Lanotte dans ceux-ci: BC Oostende, le casino, la minque, Electrawinds. "Il semble que la limite entre l'entrepreneuriat public et privé est devenue de plus en plus floue chez lui, jusqu'à devenir à certains moments totalement inexistante", écrivent-ils.

LDD et N-VA réagissent

Le président de la LDD Jean-Marie Dedecker nie l'allégation du vice-premier sp.a Johan Vande Lanotte selon laquelle des collaborateurs du groupe LDD ont participé à l'enquête menée contre celui-ci. D'après M. Dedecker, cela ne tient pas la route. Il décrit le ministre socialiste flamand comme un "menteur professionnel". Pourtant, les auteurs remercient explicitement Ignace Vandewalle, le collaborateur personnel de Jean-Marie Dedecker, dans leur livre.

Le député de la N-VA Ben Weyts ne souhaite pour sa part pas se prononcer sur le fond de l'affaire, mais estime que les allégations au sujet de prétendus conflits d'intérêts peuvent être évitées en appliquant un code de conduite clair, comme c'est le cas au sein de la Commission européenne. Outre la déclaration de la situation financière et d'autres intérêts, les commissaires ne peuvent, durant les 18 mois qui suivent leur départ, travailler ou être consultés pour le compte d'entreprises du même secteur que celui dont ils avaient la charge.

La même logique existe au gouvernement flamand, via l'interdiction pour les fonctionnaires de partir travailler dans une entreprise qui offre les mêmes services que ceux dont ils s'occupaient pour le gouvernement. Dans tous les cas, un code de conduite général comme il en existe pour la Commission européenne permettrait d'éviter que des ministres aillent travailler après la fin de leur mandat ou endossent un mandat d'administrateur pour une société à laquelle ils ont précédemment eux-mêmes attribué des subsides, selon Ben Weyts.

Belga

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