"L'axe PS-N-VA, c'est l'axe du shutdown" : une "analyse réaliste" pour Kris Peeters (CD&V)

« L’axe PS-N-VA, c’est l’axe du shutdown » : la déclaration est de Charles Michel. Ce mercredi matin sur La Première, le Premier ministre en déplacement au Forum économique mondial à Davos a critiqué le PS et la N-VA qui incarnent selon lui « l’axe du blocage ». Et d’ajouter : « On revit la commedia dell’arte que l’on a vécue pendant la campagne électorale précédente où le meilleur agent électoral de la N-VA est le PS et inversement. J’appelle les citoyens à être lucide et à ne pas être dupe de ce mauvais théâtre. »

Lui aussi présent à Davos, Kris Peeters (CD & V) a déclaré au micro de la RTBF « compren[ait] très bien l’analyse du Premier ministre. C’est une analyse qui est réaliste. J’ai aussi constaté que la N-VA attaque le PS, que le PS attaque la N-VA. C’est un peu bizarre parce que la N-VA est active en Flandre pour les Flamands […] et le PS n’est pas actif en Flandre. C’est une stratégie qui n’est pas nouvelle, une stratégie très bizarre. »

« Faire peur à l’électeur flamand »

La petite phrase n’a pas manqué de faire réagir Bart De Wever. Pour le président de la N-VA, le Premier ministre démissionnaire cherche à effrayer les électeurs flamands. « Je vois cette déclaration de Charles Michel comme un exercice visant à faire peur à l’électeur flamand. Ce sera le chaos, ce sera le blocage et il y aura le séparatisme, mais ce ne sont pas les choses dont je veux parler », a-t-il dit. « Nous avons démontré pendant les dernières années que nous étions un parti de gouvernement responsable ».

Du côté du PS, c’est Ahmed Laaouej, le chef de groupe socialiste à la Chambre, qui a pris la parole. « Charles Michel a manifestement besoin d’un peu de repos. J’ignore si c’est le froid de Davos qui lui joue des tours mais il semble oublier que le MR a servi de paillasson pendant 4 ans à la N-VA, qu’il a accepté tous les reculs sociaux et sur les valeurs fondamentales », a-t-il déclaré.
 

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