L'Avenir: "Il n'y aura pas 36.000 offres comme celle d'IPM", prévient Pierre-Yves Jeholet

Pierre-Yves Jeholet
Pierre-Yves Jeholet - © JOHN THYS - BELGA

"Il n'y aura pas 36.000 offres comme celle d'IPM" pour les Editions de l'Avenir, a affirmé ce mardi, en commission du Parlement de Wallonie, le ministre régional de l'Economie, Pierre-Yves Jeholet (MR), en appelant Nethys et ses actionnaires "à prendre en considération cette offre très concrète et qui a du sens".

Fin octobre, Nethys avait sèchement réagi aux déclarations de François le Hodey, l'administrateur délégué d'IPM (la Libre Belgique, La Dernière Heure), disant son groupe "prêt à racheter L'Avenir sans licenciement collectif".

"L'Avenir n'est pas à vendre", avait rétorqué Nethys qui a l'intention d'y supprimer une soixantaine d' équivalents temps plein dans le cadre d'un "plan de redéploiement".

"Quand Nethys a racheté les Editions de l'Avenir en 2013, nous estimions que ce n'était pas un choix opportun mais on nous a assurés que cette opération allait créer des synergies. Aujourd'hui, nous devons constater que ce n'est pas le cas et je doute que ces synergies puissent voir le jour dans les années à venir", a rappelé ce mardi Pierre-Yves Jeholet.

"Il est temps que les instances de Nethys soient plus claires"

"Il est temps que les instances de Nethys soient plus claires vis-à-vis de leurs différentes activités afin de définir un nouveau modèle et de voir ce qui reste dans le giron public", a ajouté le ministre selon qui le débat sur l'Avenir, et plus généralement sur le pluralisme de la presse au sud du pays, "constitue un enjeu démocratique".

Face à cette évidence, "je ne comprends pas la réaction de Nethys car je ne suis pas convaincu qu'il y aura une multitude de solutions, à part celle proposée par IPM", a encore indiqué Pierre-Yves Jeholet.

Un rapprochement avec Rossel, souvent évoqué, mettrait en effet en danger la concurrence et le pluralisme du secteur. Quant à un portage de la Région en attendant de trouver un repreneur pour pérenniser l'activité, "il faudrait d'abord que Nethys soit vendeur et que les outils économiques wallons disposent d'une analyse précise des chiffres, ce qui n'est actuellement pas le cas", a conclu le ministre.

Le dossier reviendra sur la table du parlement wallon jeudi, avec un débat prévu en commission conjointe de l'Economie et des Médias (pour le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles) sur le secteur de la presse et notamment les Editions de l'Avenir. Doivent y être entendus, notamment, François le Hodey, CEO d'IPM, Bernard Marchant, CEO de Rossel, Jos Donvil, administrateur délégué des Editions de l'Avenir ainsi que plusieurs représentants des travailleurs du quotidien.

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