L'assassinat d'André Cools reste "lourd à porter" pour sa dernière compagne

"Même vingt ans plus tard, la mort d'André reste quelque chose de lourd à porter", a confié Marie-Hélène Joiret à l'agence Belga.

"À l'époque, j'ai d'abord entendu des détonations que j'ai prises pour des pétards. Au moment où je suis sortie de la voiture, j'ai vu quelqu'un qui braquait une arme sur moi et qui tirait avant de s'enfuir très rapidement. A ce moment-là, j'ai pensé que j'étais touchée, mais comme je n'avais ressenti qu'une brûlure, j'ai cru que ce n'était pas très grave. J'ai fait le tour de la voiture et j'ai découvert le corps d'André à terre. J'ai vu qu'il y avait un impact sur le front. J'ai hurlé, j'ai crié, je suis tombée et je me suis relevée. J'ai alors voulu rentrer dans la voiture pour appeler des secours avec le mobilophone... Et quand j'ai entendu un secouriste qui disait: "il est mort!", j'ai cru que j'allais mourir moi aussi."

Marie-Hélène Joiret: "Je suis une miraculée, que j'aurais dû mourir"

Transportée aux urgences, Marie-Hélène Joiret a été immédiatement opérée. La balle qui l'avait touchée à l'épaule droite avait traversé tout le thorax avant d'échouer dans le bas du dos. "Le médecin légiste qui m'a examinée m'a dit que j'étais une miraculée, que j'aurais dû mourir", précise encore Mme Joiret.

Pour Marie-Hélène Joiret, qui estime que "justice a été rendue" lors du procès, des zones d'ombre subsistent encore dans la mort de l'homme fort du PS. "Alain Van der Biest s'étant suicidé peu avant le procès, je pense qu'il y a certaines choses qu'on ne saura jamais. À moins que quelqu'un ne parle, ne soulage sa conscience. Mais ce qui est clair, c'est que tous les accusés étaient coupables."

Depuis la disparition d'André Cools, Marie-Hélène Joiret a refait sa vie. Elle est la mère de deux enfants.


Belga
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