Achat de drones: "Tout s'est donc déroulé conformément aux règles légales", souligne Steven Vandeput

La force aérienne belge aurait également dissimulé des informations dans le dossier de l'achat de nouveaux drones, comme pour celui des F-16. Selon des documents consultés par De Morgen, l'armée n'avait conservé qu'un seul candidat et avait écarté les autres, trois mois après l'appel à projets. Le Conseil des ministres n'a pas encore pris de décision sur l'achat de ces drones mais le marché des drones est suspendu depuis un certain temps déjà, a appris la RTBF.

La force aérienne souhaite remplacer ses actuels drones israéliens, rappelle le journal. Au mois de février de l'année dernière, la Défense a lancé un appel à projets, auquel ont réagi trois entreprises. Au mois de mai, un groupe de travail au sein de la force aérienne avait déjà pris sa décision et deux candidatures israéliennes avaient été écartées. Seule la proposition américaine avait été retenue: le Predator B de General Atomics.

Des informations auraient été dissimulées au cabinet du ministre de la Défense Steven Vandeput

Fin janvier, la commission parlementaire des achats militaires avait approuvé l'acquisition de quatre drones américains. Les membres de la commission n'avaient pu se prononcer que sur l'appareil américain car la Défense avait évoqué les difficultés d'obtention d'un certificat européen pour les autres candidats.

Ce n'est cependant pas exact, selon Elbit, un des candidats israéliens. Selon l'entreprise, des informations ont été dissimulées au cabinet du ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) dans ce dossier. Elbit aurait clairement notifié à plusieurs reprises que la certification de ses appareils était en ordre.

"Dans ce dossier aussi la Défense oriente la politique dans la direction souhaitée", commente Wouter De Vriendt, membre de la commission pour Groen.

L'information publiée aujourd'hui dans le journal n'est pas neuve

La proposition relative à la procédure d'achat pour les nouveaux drones de l'armée a respecté toutes les règles légales, souligne vendredi le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA). Selon le ministre, l'appareil israélien n'a pas été choisi sur la base de critères techniques, et non parce que la Défense lui a caché des informations, comme l'indique De Morgen.

"L'information publiée aujourd'hui dans le journal n'est pas neuve. Nous la connaissions et elle faisait partie intégrante du dossier présenté le 30 janvier à la commission parlementaire des achats militaires."

L'appareil de l'entreprise israélienne Elbit n'a pas été choisi pour des raisons techniques, ajoute le ministre qui souhaite négocier avec le fournisseur du drone américain. "Celui-ci répond à nos exigences techniques, il est également le drone le plus utilisé par nos partenaires européens et de l'OTAN." Tout s'est donc déroulé conformément aux règles légales, souligne le ministre.

L'armée belge veut acquérir des drones au JT du 08/02

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