L'ambassadeur de Syrie à Bruxelles est "persona non grata" en Belgique

L'ambassadeur de Syrie à Bruxelles est "persona non grata" en Belgique
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L'ambassadeur de Syrie à Bruxelles et ses deux collaborateurs ont été déclarés "personae non gratae" en Belgique, a fait savoir mardi Didier Reynders, le ministre des Affaires étrangères, dans un communiqué. Le départ de l'ambassadeur du territoire belge ne sera toutefois effectif que "si l'Union Européenne, auprès de laquelle il est également accrédité, adopte une mesure identique", précise le ministre.

Cette décision a été prise en collaboration avec le Premier ministre, Elio Di Rupo, en représailles au massacre de Houla qui a provoqué dimanche la mort de 108 personnes, dont 49 enfants.

Ce mardi, plusieurs pays de l'Union européenne, ainsi que le Canada et les Etats-Unis, ont décidé d'expulser les ambassadeurs de Syrie.

Si la Belgique ne s'est pas inscrite plus tôt dans cette dynamique, cela s'explique du fait que l'ambassadeur de Syrie résidant à Bruxelles est également accrédité auprès de l'Union Européenne. Didier Reynders a donc souhaité prendre connaissance de l'attitude européenne avant de prendre position pour la Belgique.

La situation actuelle en Syrie pose chaque jour "avec plus d'acuité" la question de la présence en Europe, et notamment en Belgique, de représentants diplomatiques du régime syrien, bien que d'une nature plus symbolique, explique le ministre. Le Comité de politique et de sécurité de l'Union Européenne, en réunion ce mardi après-midi, s'est penché sur la possibilité de les expulser.

Pour le ministre, ce massacre "prouve une fois de plus la nécessité d'une action de la communauté internationale pour que la violence cesse en Syrie. Ses auteurs doivent être arrêtés et jugés".

Le ministre estime qu'il semble manquer de "base dans la communauté internationale, y compris dans le monde arabe, pour une intervention militaire".

Il n'exclut toutefois pas l'idée d'une présence militaire sous une autre forme. "Il doit être possible de penser à une présence militaire, comportant des zones de sécurité et une force de paix qui garantirait la sécurité des observateurs internationaux, protégerait l'apport d'aide humanitaire, et veillerait au respect du cessez-le-feu. Un consensus en ce sens, incluant la Russie et la Chine, devrait pouvoir être construit autour du plan Annan", a-t-il ajouté.

Le ministre a également rappelé son soutien aux efforts déployés sur le terrain par l'Envoyé Spécial et invite le Conseil de Sécurité de l'ONU "à prendre ses responsabilités en ce sens".

Belga

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