L'Allemagne préoccupée par l'état de santé des centrales nucléaires belges

Il y a quelques semaines des autorités locales des landers frontaliers de la Belgique s'inquiétaient du prolongement des réacteurs de Doel 1 et 2. Mais aujourd'hui, après les incidents survenus à Tihange 1 et Doel 3, c'est la ministre fédérale allemande de l'Environnement qui fait publiquement part de ses interrogations.

Quelques jours seulement après son redémarrage, le réacteur de Doel 3 est à nouveau à l'arrêt pour des raisons techniques. Doel 3 n'a pas fonctionné pendant près d'un an et demi à cause d'inquiétudes autour de micro-fissures dans la cuve du réacteur. Walter Schumacher, qui travaille pour l'alliance contre le nucléaire à Aix-la-Chapelle, met en doute la gestion du parc nucléaire belge: "Ils ont une centrale qui tourne depuis près de 40 ans. Les machines, les turbines, les lignes, tout est vieux. Les Belges suivent une stratégie particulière. Ils utilisent toujours les centrales jusqu'à la dernière limite, sans rénovation."

Des doutes sur la sécurité des réacteurs belges

Ces craintes ne sont pas partagées uniquement par des associations anti-nucléaires en Allemagne. La ministre de l'environnement elle-même fait part de ses doutes sur la sécurité de certains réacteurs belges. "Un nombre conséquent d'incidents, y compris dans la partie non nucléaire, démontre qu'il est plus sage de retirer les centrales du service. Lentement mais sûrement. Ce qu'ils font c'est de la négligence."

Ce n'est pas la première fois que des voisins s'inquiètent de la vétusté du parc nucléaire belge. Les autorités néerlandaises et luxembourgeoises ont déjà également formulé des remarques sur la fiabilité de nos centrales.

 

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