L'Allemagne et la France suspendent les exportations d'armes vers la Turquie : et la Belgique ?

L'Allemagne et la France suspendent les exportations d'armes vers la Turquie: et la Belgique ?
L'Allemagne et la France suspendent les exportations d'armes vers la Turquie: et la Belgique ? - © BAKR ALKASEM - AFP

Après l’Allemagne, et les Pays-Bas ou encore la Norvège et la Finlande, c’est au tour de la France de suspendre les exportations d’armes vers la Turquie. Du moins toute exportation de matériel de guerre susceptible d’être employés dans le conflit syrien. Plusieurs pays européens ont posé ce geste depuis l’offensive militaire turque en Syrie.

Quid de la Belgique dans ce dossier ? Les rapports les plus récents sur les exportations d’armes indiquent que notre pays n’est pas un fournisseur important pour la Turquie.

De plus, l’exportation d’armes est une compétence régionale. La Flandre a annoncé dès vendredi une suspension de l’octroi de licences d’exportations d’armes vers la Turquie. Les livraisons suspendues concernent dans le cas de la Flandre du matériel dit à "double usage" à destination de la marine turque. Comprenez : du matériel qui, au départ, est destiné à un usage non militaire mais qui peut être utilisé dans des combats.


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En ce qui concerne la Région bruxelloise, le porte-parole du ministre compétent affirme qu’il n’y a pas eu de demande récente ou en cours d’octroi de licence d’exportations d’armes.

Et pour la Wallonie, le cabinet du ministre-président Elio Di Rupo rappelle que la Région a pris la décision de ne plus exporter d’armes vers la Turquie depuis la tentative de coup d’Etat en juillet 2016. Du moins plus d’armes à destination du régime turc. Car des licences ont bien été octroyées depuis lors : 14 licences en 2017, pour un montant d’un peu moins de 9 millions d’euros.

Ces suspensions de ventes d'armes à la Turquie ne suffiront pas à stopper son opération en Syrie, a déclaré dimanche le président turc Recep Tayyip Erdogan. "Depuis que nous avons lancé notre opération, nous faisons face à des menaces de sanctions économiques ou d'embargos sur les armes. Ceux qui pensent pouvoir nous contraindre à reculer avec ces menaces se trompent", a-t-il déclaré lors d'un discours à Istanbul.

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