L'accusateur de Didier Reynders dépose plainte pour menaces de mort

Nicolas Ullens de Schouten, l’homme qui accuse Didier Reynders de corruption, a déposé plainte ce lundi contre le vice-Premier ministre libéral et candidat commissaire européen pour menaces de mort. Le plaignant dit avoir reçu ces menaces lorsqu’il travaillait à la Sûreté de l'Etat et qu'il enquêtait des dossiers de corruption et de blanchiment d'argent. En avril dernier, Nicolas Ullens de Schouten avait accusé le ministre de corruption et de blanchiment mais sa plainte a été classée sans suite par le parquet de Bruxelles il y a quelques jours.

Alexis Deswaef, l'avocat de Nicolas Ullens de Schouten, explique que son client, "après avoir épuisé toutes les voies de recours dans la hiérarchie et le Comité R, qui contrôle la Sûreté de l'Etat, a été voir la Police fédérale au mois d'avril. Et le parquet de Bruxelles avait ouvert un dossier. A notre grande surprise, ce dossier qui était à l'information a été classé sans suite vendredi soir. Nous avions tenu à la disposition du procureur du Roi des documents qui venaient prouver et démontrer les dire de monsieur Ullens, qui est un lanceur d'alerte qui a travaillé onze ans à la Sûreté de l'Etat. Vu ce classement sans suite, monsieur Ullens m'a chargé de déposer une plainte auprès du parquet fédéral contre les personnes qui l'ont harcelé, qui l'ont menacé de mort au sein de la Sûreté ou au sein du Comité R de contrôle, et monsieur Fontinoy et monsieur Reynders dans ce dossier de corruption et de blanchiment."

Dans sa plainte, l'ancien agent des services de renseignements déclare notamment qu'il a "très rapidement fait l'objet d'un véritable harcèlement de proches du ministre Reynders pour faire cesser l'enquête dans le dossier du 'kazakhgate' ou même la faire échouer".

Le plaignant déclare également avoir "été gravement menacé par le chef du service 'Enquêtes' du Comité R, lorsqu'il a décidé, en 2015, de dénoncer les pressions subies au cours de ses enquêtes sur le 'kazakhgate' mais aussi sur les 'fonds libyens'".

A ce stade, le parquet fédéral indique examiner la plainte.

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