Kris Peeters s'attelle à rétablir le dialogue social: mission impossible?

À partir de lundi, Kris Peeters se montrera encore plus discret. Sa mission : rencontrer d'abord séparément syndicats et patrons et tenter de les remettre autour de la table, avec ou sans le gouvernement.

"Ce ne sera pas facile, parce qu'il y aura des actions, mais je vais essayer de trouver des pièces de puzzle qui stimuleront et convaincront les partenaires sociaux d'organiser un dialogue social", explique Kris Peeters.

La mission qui lui est confiée est, si pas impossible, en tout cas compliquée par le calendrier d'actions que maintiennent pour l'heure les syndicats.

"Ce n'est pas possible de négocier alors que se déroulent dans le même temps des manifestations et autres. Ça ne va pas du tout, c'est soit un dialogue social, soit des actions."

Kris Peeters sait dès lors que rien ne va vraiment bouger avant le 15 décembre, date de la grève nationale déjà annoncée. Les syndicats disant précisément qu'il n'y a rien à négocier sur la table. Le gouvernement ne renoncera pas à son accord notamment sur le saut d'index et la pension à 67 ans. "Pas de commentaire, je vais organiser des réunions très discrètes", dit-il sobrement.

Surtout que Kris Peeters devra avant tout tenir compte de ses partenaires de gouvernement : "Je dois parler avec les syndicats, avec la FEB, etc. Mais je dois aussi parler au sein du gouvernement, parce que, là, on a un accord très clair et le changer n'est pas notre intention."

L'écueil principal pour Kris Peeters viendra peut-être en effet du sein même du gouvernement pour voir ce qui peut vraiment être discuté, voire renégocié, avec les partenaires sociaux.

Fabien Van Eeckhaut

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