Kris Peeters confirme : "Proximus n'est pas obligé de respecter la loi Renault"

A la chambre ce jeudi après-midi, l’heure était aux questions orales concernant les 1900 emplois menacés chez Proximus. Des questions qui ont été très nombreuses pour comprendre quelle est la marche de manœuvre de Charles Michel, pour savoir ce que compte faire le Premier Ministre et pour savoir comment il peut être possible que l’Etat, comme le dit Charles Michel, n’ait pas été mis au courant au préalable de ce plan de transformation.  

"Proximus n’est pas obligé de respecter la loi Renault"

Le chef du gouvernement a rappelé les exigences légales qui s'imposent au fonctionnement d'une entreprise publique autonome cotée en bourse. Mais sa marche de manœuvre pour éviter les licenciements reste faible. Le ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) a voulu rappeler que: "Proximus ne relève pas de la loi du 5 décembre 1996 et n’est donc pas, à ce titre, obligé de respecter la loi Renault." Pour répondre à la question des prépensions, Kris Peeters a ajouté: "En principe, Proximus ne peut conclure de CCT sur les RCC; le débat sur l'âge n'est même pas à l'ordre du jour." Le ministre enjoint donc le Parlement à une réflexion à ce sujet pour moderniser la loi et l’ouvrir aux entreprises publiques comme Proximus.

L’opposition a également reproché au gouvernement d'avoir mis la pression sur Proximus en annonçant l'ouverture du marché à un quatrième opérateur de manière à obtenir une diminution des prix. Le nouveau ministre de tutelle Philippe De Backer a démenti que cette ambition ait influencé l'annonce d'un plan social. Il entend continuer sur la même voie. Olivier Maingain (DéFI) a annoncé le dépôt d'une proposition de résolution demandant d'interrompre le processus d'ouverture du marché à un quatrième opérateur.

" Le gouvernement a pris connaissance mardi d'une "intention" du management de Proximus de proposer un plan de transformation "

Dans le camp de l’opposition, les députés ne comprennent pas ou ont du mal à croire que l’Etat, actionnaire majoritaire de Proximus, n’ait pas été mis au courant de ce plan de transformation avant le conseil d’administration de mardi. Charles Michel a donc tenu à faire une précision:  "Le gouvernement a pris connaissance mardi d'une "intention" du management de Proximus de proposer un plan de transformation de l'entreprise, assorti d'un volet social, dont le conseil d'administration a "pris acte", donnant au management le mandat de "consulter" les syndicats ".

Le chef du gouvernement a confirmé que son équipe avait demandé à la direction de l'entreprise de "revoir sa copie sur le fond et la forme", notamment en évitant les licenciements secs, une perspective que la CEO de Proximus Dominique Leroy a dit jeudi après-midi ne pas pouvoir exclure. Le Premier ministre lance également une invitation aux syndicats pour écouter leurs préoccupations.

 

 

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