Kosovo : L'ex-commandant Pjeter Shala comparaîtra lundi à La Haye pour crimes de guerre

L’ancien commandant de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) Pjeter Shala, un Visétois de 58 ans, comparaîtra lundi devant un tribunal spécial international à La Haye. Il est accusé de crimes de guerre commis lors du conflit opposant la guérilla indépendantiste kosovare aux forces serbes, à la fin des années 1990.

Pjeter Shala, également connu sous le surnom de "Commandant Wolf", était un chef militaire local actif dans l’ouest du Kosovo lors du conflit qui s’était terminé en 1999 par une campagne de bombardements de l’Otan, qui avait contraint les forces serbes à se retirer.

"L’acte d’accusation confirmé allègue que M. Shala est responsable, sous diverses formes de responsabilité pénale individuelle, des crimes de guerre de détention arbitraire, traitements cruels, torture et meurtre commis dans le contexte et associés à un conflit armé non international au Kosovo", a indiqué dans un communiqué le tribunal spécial, basé à La Haye.


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La comparution initiale de M. Shala aura lieu le 19 avril à 15h00, a précisé le tribunal spécial, composé de juges internationaux chargés d’enquêter sur des crimes commis par l’UCK pendant le conflit de 1998-1999.

Arrêté en Belgique

M. Shala avait été arrêté en Belgique le 16 mars et a été transféré à La Haye le 15 avril, a ajouté le tribunal.

Son nom avait été cité lors d’un procès pour crimes de guerre qui s’était tenu au Kosovo. Il avait été mis en cause en tant que membre de l’UCK ayant commis des exactions physiques à l’encontre de Kosovars albanais détenus dans des camps de prisonniers de l’UCK dans le nord de l’Albanie à la fin de la guerre.

Il avait été interrogé en 2019 par des enquêteurs du tribunal basé à La Haye, mis en place avec le soutien de l’Union européenne il y a cinq ans.

L’ancien président du Kosovo et ancien chef politique de l’UCK Hashim Thaçi ainsi que trois autres suspects font également face à des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour des meurtres, disparitions forcées, persécutions, tortures, et détentions illégales, qui auraient été commis entre 1998 et 1999.

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