Kazakhgate: où en sont les volets judiciaires belge et français?

La commission Kazakhgate
La commission Kazakhgate - © THIERRY ROGE - BELGA

Les députés de la commission d'enquête parlementaire Kazakhgate ont adopté vendredi, 8 voix pour et 4 contre, leur rapport final, peaufiné, réécrit et corrigé par les services de la Chambre. Un vote majorité contre opposition tant les interprétations divergent sur qui a fait quoi dans ce dossier. Les noms d'oiseaux ont volé ces deux jours. Le rapport doit maintenant être adopté en séance plénière à la Chambre. Ce vote interviendra après les vacances de Pâques.

Mais si les parlementaires ne sont pas parvenus à se mettre d'accord, le dossier Kazakhgate n'est pas refermé pour autant. Après le temps parlementaire, reste aussi le temps judiciaire avec des enquêtes actuellement en cours.

En France

En France, tout a démarré très tôt, après de premières révélations dans la presse, Canard enchaîné et Mediapart, sur une affaire d'État franco-kazakhe éclaboussant la présidence de Nicolas Sarkozy, soucieux de plaire au Kazakhstan pour vendre des hélicoptères. Il y a eu des articles de presse en 2011, l'ouverture d'une enquête préliminaire en 2012 du pôle financier de Paris pour "blanchiment en bande organisée", "corruption", "complicité et recel", avec possibles "rétrocommissions", pots-de-vin donc. Plusieurs membres de l'entourage de Nicolas Sarkozy ont été mis en examen/inculpés en 2014 et 2015, comme l'ex-conseiller et préfet Jean-François Etienne des Rosaies, et l'avocate Catherine Degoul. L'enquête se poursuit, des perquisitions ont encore eu lieu en septembre.

Volet judiciaire belge

Du côté belge, sur base des articles de la presse française, une information judiciaire contre X a été ouverte à Bruxelles en 2015, transformée en instruction en 2017, après transfert du dossier à Mons. Le dossier a été délocalisé après que le nom d'un magistrat bruxellois soit apparu dans la saga. Une enquête qui s'intéresse notamment au rôle d'Armand De Decker et à un éventuel "trafic d'influences". Seul commentaire depuis Mons : l'instruction est toujours en cours. Les autorités judiciaires répètent qu'elles ne veulent se laisser enfermer par aucun calendrier, parlementaire ou autre, pour chercher la vérité.

Reportage dans notre JT 13h sur le rapport de la commission kazakhgate:

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