Kazakhgate: Armand De Decker face aux instances du MR le 16 novembre

Armand De Decker serait intervenu auprès de Stefaan De Clerck, le ministre de la justice de l'époque, en faveur de Patokh Chodiev.
Armand De Decker serait intervenu auprès de Stefaan De Clerck, le ministre de la justice de l'époque, en faveur de Patokh Chodiev. - © ERIC LALMAND - BELGA

L'ancien président du Sénat et ex-ministre Armand de Decker, actuellement député-bourgmestre d'Uccle sera invité à s'expliquer le 16 novembre prochain à 10h30 devant le conseil de conciliation et d'arbitrage du MR au sujet des éléments neufs dans le dossier du Kazakhgate, a indiqué dimanche le porte-parole du Mouvement Réformateur. Le conseil de conciliation est l'organe interne au parti qui tranche les questions déontologiques impliquant des mandataires et militants.

Selon le journal 'Le Soir' et le site d'informations français Mediapart, Armand De Decker est intervenu auprès du ministère de la Justice belge en faveur de l'homme d'affaires belgo-kazakh Patokh Chodiev, selon des éléments d'un volet de l'enquête sur le "Kazakhgate". Le parquet de Bruxelles avait annoncé fin octobre 2015 qu'il soupçonnait Armand De Decker d'avoir perçu de l'argent pour accélérer le vote d'une loi permettant à ce milliardaire d'échapper à des poursuites. Patokh Chodiev, considéré comme proche du président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, avait échappé à une lourde condamnation en versant 23 millions d'euros à l'Etat belge.

'Le Soir' et Mediapart, qui ont eu accès à "diverses pièces des procédures judiciaires belge et française (...) confirmées par des sources" des deux côtés de la frontière, ont indiqué samedi qu'Armand De Decker était intervenu auprès du ministre de la Justice de l'époque, Stefaan De Clerck, et de son cabinet, en compagnie de l'avocate de Chodiev, Maître Catherine Degoul, pour améliorer la situation judiciaire du milliardaire.

Armand De Decker (MR) a quant à lui réaffirmé samedi soir n'être "à aucun moment et en aucune façon intervenu dans l'élaboration de la loi étendant la transaction" pénale. Le bourgmestre d'Uccle a dit "s'étonner vivement et s'inquiéter de découvrir dans cet article (ndlr: du quotidien Le Soir) des éléments provenant de violations du secret de l'instruction ouverte en France et de l'information en cours en Belgique" et y relever une "multitude d'éléments inexacts ou imaginaires".

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