Kazakhgate: l'étau se resserre autour d'Armand De Decker

Armand De Decker au centre du Kazakhgate ? Les choses semblent se préciser. Dans l'enquête que mène le parquet de Bruxelles afin de déterminer si le député bourgmestre libéral de Uccle a donné un coup de pouce à un homme d'affaires kazakh pour échapper à la justice, un nouveau témoin a été entendu.

Ce témoin, c'est l'ancien ministre de la Justice Stefaan De Clerck (CD&V), confirme mercredi le parquet du procureur du Roi de Bruxelles.

L'enquête vise à déterminer s'il est exact qu'un homme d'affaires belgo-kazakh, Patokh Chodiev, a versé de l'argent à l'ex-président du Sénat, Armand De Decker (MR), afin qu'il accélère l'entrée en vigueur de la loi sur la transaction pénale élargie.

Le milliardaire a bénéficié de cette loi en 2011. "La question est de savoir si M. De Decker, parlementaire et avocat, a oui ou non présenté frauduleusement comme des honoraires l'argent qu'il a reçu de l'homme d'affaires kazakh. M. De Decker nie tout implication dans des faits de corruption. Il nie avoir reçu de l'argent afin d'user de son influence pour faire voter la loi sur la transaction pénale élargie par le parlement", précise le parquet de Bruxelles.

Plusieurs personnes ont déjà été entendues dans le cadre de cette enquête. Armand De Decker a été entendu deux fois en tant que suspect et Stefaan De Clerck a été entendu comme témoin en sa qualité de ministre de la Justice au moment où les charges contre Patokh Chodiev ont été abandonnées en échange de 23 millions d'euros.

Le parquet ne communiquera pas davantage sur cette information judiciaire, affirme-t-il.

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