Kaoutar Fal, soupçonnée d'espionnage en Belgique, est rentrée au Maroc

Kaoutar Fal, soupçonnée d'avoir espionné en Belgique pour le compte du Maroc est rentrée ce lundi dans son pays d'origine. C'est ce qu'a annoncé à la RTBF son avocat Maître Julien Hardy. "Madame Fal a décidé de quitter le territoire belge et a réservé un vol pour le Maroc qu'elle a pris", explique Maître Hardy. "Elle est partie sur base volontaire." Il ne s'agit donc pas d'une expulsion par la Belgique, précise l'avocat.

Libérée du 127 bis

La ressortissante marocaine a été libérée par la chambre des mises en accusation car sa détention en centre fermé a été jugée illégale, avait précisé son avocat à l'agence Belga il y a quelques jours. Cette dernière a été détenue au centre fermé 127 bis à Steenokkerzeel (Brabant flamand), dans l'attente de son expulsion.

Selon l'Office des étrangers, c'est la Sûreté de l'Etat qui a demandé à ce que cette femme soit arrêtée car elle représenterait un risque pour la sécurité nationale."Ma cliente a été libérée par la chambre du conseil qui a jugé sa détention en centre fermé illégale. Cette décision a ensuite été confirmée par la chambre des mises en accusation le 9 juillet dernier", avait précisé Maître Hardy à l'agence Belga. "Elle a donc été libérée le 10 juillet mais on ne lui a pas rendu son passeport qui lui aurait permis de quitter le territoire belge. Le 11, elle a alors été remise en détention."

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Kaoutar Fal, lors d'une conférence à Bruxelles. ©  Organisation Internationale des Medias Africains

Interpellée le 29 mai 2018

Selon l'agence Belga et La Capitale, Kaoutar Fal, une Marocaine qui se décrit comme une femme d'affaires et présidente de plusieurs organisations, a expliqué dans une lettre avoir été interpellée en Belgique le 29 mai 2018. Son visa lui avait été retiré car elle est accusée d'espionnage pour les services de renseignements marocains. Elle avait ensuite été retenue au centre fermé de Steenokkerzeel. Après avoir obtenu sa libération à deux reprises, elle a, à chaque fois, été replacée dans ce centre.

Selon l'Office des étrangers, l'intéressée est retenue sur demande de la Sûreté de l'État. Son visa lui a été retiré sur base d'une note confidentielle.

L'avocat de Kaoutar Fal, lui, a introduit un nouveau recours auprès du Conseil du contentieux des étrangers.

"L'Office des étrangers a pris plus d'une dizaine de décisions au total, dont deux portant sur des interdictions d'entrée. Nous en contestons la légalité", a précisé Maître Hardy, ce lundi, à la RTBF. "Plusieurs procédures judiciaires sont en cours en ce sens et d'autres seront encore introduites."

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