Justice : résoudre son conflit en évitant la case tribunal, des avocats pour vous y aider

Parfois, la tentation de laisser perdurer une situation pour éviter d’avoir à se retrouver devant un tribunal prend le dessus sur le désir de changer son présent pour le rendre plus vivable. Problème de couple ou de famille, trouble de voisinage ou souci dans son parcours professionnel, le risque au fil du temps est alors de voir la situation se détériorer avec les dégâts que cela peut engendrer pour la santé des personnes impliquées. Des solutions existent pourtant : moins coûteuses qu’un procès souvent long et pénible sur le plan émotionnel pour toutes les parties.

Un bon accord plutôt qu’un long procès

Pour aborder les aspects juridiques des problèmes, les avocats restent les intervenants habituels vers lesquels on se tourne lorsqu’on veut régler un litige et c’est alors que l’orientation donnée au conflit est déterminante.

Important pour l’avocat d’apaiser les conflits

Emmanuel Plasschaert est dauphin de l’Ordre francophone du barreau de Bruxelles, il exerce son métier depuis 30 ans et sait d’expérience qu’un litige mené devant le tribunal ne règle pas tout : "C’est devenu de plus en plus important pour l’avocat d’apaiser les conflits et les disputes et de réfléchir avec son client la façon dont on peut éviter une procédure judiciaire, parce qu’on sait que celles-ci sont aléatoires, coûteuses et souvent très longues".

Un propos de bon sens qui n’empêche pas chaque jour d’observer des juges invités en droit civil ou commercial à trancher des litiges qui auraient pu être réglés en amont du procès en rappelant quelques principes élémentaires de droit.

Concilier plutôt que défendre

Le client pris dans l’engrenage émotionnel d’un conflit est rarement le mieux placé pour estimer quelles sont les démarches les plus utiles à entreprendre pour la défense de ses intérêts à long terme.


►►► A lire aussi : Les avocats solidaires au service des commerçants au bord de la faillite


Pour l’avocat Emmanuel Plasschaert, dans pas mal de situations aucune des parties au conflit n’a raison à 100% : "L’un a peut-être un peu raison, l’autre également aussi, d’où l’existence d’un litige entre des personnes, des familles, des entreprises qui vont souvent devoir poursuivre des relations et donc il peut y avoir un intérêt à ne pas tenir compte uniquement des aspects strictement juridiques mais aussi d’autres dimensions du litige".

La responsabilité de l’avocat qui conseille son client sur les différentes options possibles est alors déterminante.

L’un a peut-être un peu raison, l’autre également aussi

Recourir au procès en dernier recours reste la règle enseignée aux avocats, mais parfois certains n’ont pas le réflexe de rappeler d’emblée au client ce principe de base. Plusieurs raisons expliquent cette situation, l’une n’excluant pas l’autre.

La crainte d’abord de ne pas satisfaire un client dont la volonté est parfois sous le coup de l’émotion de régler ses comptes devant un tribunal au mépris de ses intérêts à plus long terme. Un supposé manque de "pugnacité" de l’avocat peut être alors mal reçu.

Autre raison moins honorable de l’avocat, celle de pousser au contentieux par confort personnel parce que cela correspond à ses pratiques habituelles mais aussi à son intérêt financier. Un procès est source de rentrées plus importantes qu’un arrangement amiable.

Enfin concilier, les parties suppose parfois d’élargir le tour de table à un troisième confrère, arbitre des deux autres, ce qui n’est pas encore une pratique suffisamment répandue chez nous.  

Réussir son conflit plutôt que le "gagner"

Les modes alternatifs de règlement des conflits permettent d’intégrer non seulement les intérêts juridiques du litige mais également d’autres aspects entre parties et ainsi d’apaiser leurs relations, de les préserver ou de les rétablir pour l’avenir. Médiateur, conciliateur, arbitre ou tiers décideur, quel que soit le terme choisi, ce troisième intervenant a pour vocation de rendre la maîtrise du conflit aux parties, contrairement à une démarche judiciaire où seul le tribunal prend une décision qui n’intègre que la dimension juridique.

Par conséquent les modes alternatifs permettent aux parties de se réapproprier leur litige et d’intégrer des aspects extra-juridiques ce qui est extrêmement important pour l’apaisement du conflit à long terme. Mais pour parvenir à cela il faut qu’au départ les parties au conflit acceptent d’entrer dans cette dynamique où l’important n’est pas de "gagner" sur l’autre partie mais de réussir à mettre un terme définitif au conflit.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK