Juguler les pertes d'emplois: Flandre et fédéral se mobilisent

RTBF
RTBF - © RTBF

La Flandre a été particulièrement touchée ces dernières semaines par les pertes d'emplois et le gouvernement flamand se mobilise. Pour relancer l'économie, il va injecter 800 millions d'euros. Au niveau fédéral, Yves Leterme va rencontrer ce lundi les partenaires sociaux.

DHL, Janssen Pharmaceutica, Sanofi, peut-être bientôt Bayer ou Opel: les mauvaises nouvelles s'accumulent en Flandre. Et pour Kris Peeters, le ministre président flamand, ce n'est qu'un début. Il craint 25 000 pertes d'emplois en plus l'an prochain.

Son gouvernement veut casser cette spirale. Il va emprunter 800 millions d'euros et les investir dans une série de projets. L'accent sera mis sur le secteur de la santé avec la construction de maisons de repos et de soins. Il sera mis aussi sur la transformation de l'industrie avec des projets comme le développement de voitures électriques. 

Le gouvernement flamand va aussi mettre sur pied des états généraux de l'industrie flamande et travailler à la simplification des règlements pour attirer les investisseurs. 

Le ministre président flamand appelle par ailleurs les syndicats à prendre leurs responsabilités et à faire des compromis avec les employeurs afin de sauvegarder les emplois en Flandre, une invitation qui concerne d'abord les travailleurs de Bayer à Anvers qui ne parviennent pas à s'accorder avec la direction.

Au niveau fédéral, la question de l'emploi mobilise également les énergies.

Yves Leterme rencontre les partenaires sociaux

Lundi matin, les syndicats vont aussi rencontrer Yves Leterme, le Premier ministre. Dans la foulée, ce dernier rencontrera également les représentants des patrons. Pour le Premier ministre, il s'agit de montrer que le gouvernement s'est mis au travail sans perdre de temps et que sa priorité va au socio-économique, comme il l'avait proclamé à la Chambre lors de sa déclaration de poltique générale.

Le président de la CSC Luc Cortebeek insiste sur une meilleure protection des travailleurs. A côté d'un alignement du statut des employés et des ouvriers, il

est nécessaire, selon lui, que la politique d'emploi soit davantage offensive.

Chaque emploi doit être défendu, a-t-il déclaré lundi matin lors de l'émission "De Ochtend" sur la radio VRT. Selon le président de la CSC, "le plus sérieux est à venir". "Au moins 90 000 personnes vont perdre leur travail. Les perspectives sont mauvaises, surtout pour les ouvriers", a-t-il souligné.

M.S. et T.N. avec Anina Meeus

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK