Joëlle Milquet: "Il faut lutter contre le racisme et le radicalisme"

Joëlle Milquet (cdH) invitée de Matin première ce vendredi
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Joëlle Milquet (cdH) invitée de Matin première ce vendredi - © RTBF

J’ai déposé toute une stratégie pour lutter contre le radicalisme, qui touche l’ensemble du sujet", explique Joëlle Milquet au micro de Matin première, quelques heures avant de proposer un plan comprenant dix mesures en réunion gouvernementale.

Des aspects sécuritaires, comme la possibilité de confiscation es papiers d’identité d’un mineur qu’on soupçonne vouloir partir. "C’est un des points", explique la vice première ministre cdH et ministre de l’Intérieur. Il faudra "une autorisation du bourgmestre ou du chef de corps pour qu’on peut-être faire une confiscation de passeport pour une durée déterminée", confirme-t-elle.  Mais il y a aussi une demande de contrôle renforcé auprès des compagnies d’aviation : un mineur – en dessous de 16 ou de 18 ans - ne pourrait plus prendre l’avion sans autorisation parentale, ou un renforcement aux frontières, par exemple en Turquie, explique Joëlle Milquet. Qui ajoute que d’autres mesures d’ordre sécuritaire ont déjà été initiées par ses soins : "Il y a cette coordination toutes les semaines de tous les services" de sécurité, explique la ministre. "Nous avons changé la loi sur le terrorisme depuis lors pour ouvrir à de nouvelles infractions qui maintenant sont utilisées par le parquet",  par exemple le fait de recruter, d’aller s’entraîner à l’étranger, d’inciter à ces actes etc.

Deux volets: sécurité et prévention

"Un deuxième volet est le volet prévention", ajoute la ministre de l’Intérieur, "plutôt de type social, pour éviter la radicalisation dans la société". Comment ? En travaillant avec tous les niveaux de pouvoirs, dit-elle. "Nous avons travaillé ce programme depuis de nombreux mois pour pouvoir avoir un outil stratégique global ",  explique-t-elle aussi. "Comment on aborde ce sujet chez les jeunes, comment est-ce qu’on implique les communautés religieuses dans la matière, comment est-ce qu’on travaille avec les médias pour éviter l’attractivité et d’éviter un changement gt de cap vers  le radicalisme ?"

Le radicalisme violent est dangereux, également parce "qu’il crée des amalgames", estime Joëlle Milquet.

"Chez les jeunes, il y a une volonté de se sentir appartenir à un groupe, il y a un sentiment d’appartenance, c’est ce que plusieurs chercheurs disent, qui est lié à un sentiment de rejet dans sa propre communauté", ajoute-t-elle.  "Il faut lutter contre les deux phénomène : le racisme et le radicalisme", conclut Joëlle Milquet.

W. Fayoumi

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