Jeunes Belges en Syrie: "Trop tôt pour mesurer l'ampleur du phénomène"

"Est-ce un fait nouveau ? N'y a-t-il toujours pas eu" des jeunes Belges s'engageant dans des conflits armés à l'étranger, notamment en République démocratique du Congo, a demandé la ministre Ecolo, interpellée en commission du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles par la députée Caroline Persoons (FDF). A ses yeux, il faut voir si le phénomène est totalement marginal ou plus étendu, même si cela n'empêche pas que l'on se penche sur la question. "On en sait trop peu actuellement" pour prendre des mesures spécifiques, a-t-elle commenté. La ministre a qualifié d'étonnantes certaines pistes de réponse évoquées la semaine dernière.

"Il ne s'agit pas d'improviser ni de recréer ce qui existe déjà". Le décret de 1991 sur les mineurs en danger serait sans doute de peu d'aide, dès lors que les jeunes en partance ne semblent pas parler de leur projet en famille, par exemple. Le départ "paraît assez imprévisible, impulsif". La ministre souligne toutefois une possibilité de prévention via le service d'aide en milieu ouvert (AMO) qui décèlerait un cas en accompagnant une famille qui les interpellerait. Un décret récemment adopté renforce en outre la coopération du secteur jeunesse avec l'enseignement, rappelle-t-elle.

Belga

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