Jeudi en Prime : voici les réponses de la CEO de Proximus aux questions que se posent les employés

Invitée ce jeudi dans Jeudi en Prime, la CEO de Proximus, Dominique Leroy a répondu aux questions que se posent les employés de l’entreprise aujourd’hui. Voici ses réponses :

Emplois menacés : tous des licenciements secs ?

1900 emplois sont menacés au sein de Proximus. Un chiffre que confirme Dominique Leroy: "Il y a potentiellement 1900 emplois qui peuvent disparaître. Ce n’est pas lié à des catégories de population mais à des tâches donc tout le monde est potentiellement concerné". "Il ne s’agit pas exclusivement d’un plan de licenciements. On essaie de faire un plan de transformation de l’entreprise.", a-t-elle ajouté. Par ailleurs, la CEO de Proximus précise que le chiffre qui a été approuvé en conseil d'administration est de 240 millions d’économies pour pouvoir réinvestir ce montant dans la digitalisation notamment.

L’Etat peut-il éviter les licenciements? 

La réponse de la CEO est claire : "Aujourd’hui, il n’y aucune possibilité pour l’état d’intervenir dans l’entreprise. Il s'agit d'une entreprise publique autonome. La loi de 1991 a été transformée il y a deux ans pour encore réduire le lien entre l’entreprise et la politique. La gestion de l'entreprise se fait donc à travers son conseil d'administration". Dominique Leroy a répété déplorer les fuites de ce plan de transformation dans la presse. L’origine de la fuite n’est toutefois pas identifiée.  

Recrutements : dans quels domaines ?

En parallèle des licenciements, 1250 recrutements ont été annoncés : "Ce sont des emplois principalement à durée déterminée pour des nouveaux services digitaux", a-t-elle détaillé. "Des contrats à long terme qui vont nous permettre d’offrir les services que nos clients demandent. Ce sont par exemple des gens qui peuvent instaurer dans les entreprises des nouvelles plateformes". Par ailleurs, la CEO de Proximus compte doubler les montants prévus pour les formations : "Il est important que les employés se forment aux métiers du futur. J'espère qu'avec ces formations, on va pouvoir réduire le nombre de personnes impactées".

L’arrivée d’un quatrième opérateur à l’origine de ce plan de transformation ?

"C’est une mauvaise chose pour le secteur dans sa globalité", explique la CEO de Proximus. "Ce plan est lié au besoin de transformer l’entreprise. Le timing a été lui influencé par le risque potentiel d’un quatrième opérateur à l’horizon de 2020-2021. Tout s’est accéléré".

Quid pour la suite ?

Dominique Leroy veut à présent entamer des discussions avec les partenaires sociaux. "On a toujours eu un climat social qui était un dialogue social. J’espère qu’on pourra faire ça dans un climat constructif parce qu'on l’a toujours fait". Pour cela, la CEO de Proximus se voit bien rempiler pour nouveau mandat : "Quand on commence quelque chose, il faut le finir".

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