Jeudi en Prime : "les gens ont envie de faire partie de la solution", estime Christine Mahy

Jeudi en Prime : "les gens ont envie de faire partie de la solution"", estime Christine Mahy du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté
Jeudi en Prime : "les gens ont envie de faire partie de la solution"", estime Christine Mahy du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté - © Tous droits réservés

La crise sanitaire aggrave encore plus la situation des plus précaires.

Christine Mahy, secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté était l’invitée de Jeudi en Prime. Son association participe en ce moment à différents groupes de travail, des Task Force, sur la question de la pauvreté en pleine crise sanitaire.

Ce vendredi, se tient d’ailleurs une réunion importante pour mettre cette question de l’urgence sociale en haut de l’agenda politique.

La mort tragique d’une jeune liégeoise a secoué l’opinion. Elle venait d’ouvrir son salon de coiffeuse barbière et avait tout perdu. Comment éviter ces bascules vers la précarité ? Des filets sociaux ont déjà été mis en place.

D’emblée, Christine Mahy constate que : "Cette deuxième vague est bien plus grave que la première, quelque chose dont ne voit plus l’horizon qui risque bien d’amener une dépression généralisée".

1718

Le réseau wallon de la lutte contre la pauvreté dispose d’un numéro vert : le 1718.

Ce call-center reçoit les appels de détresse des plus précarisés mais constate que de plus en plus d’indépendants y font appel.

Des travailleurs, des indépendants se retrouvent à devoir se tourner vers les services sociaux : "Personne n’a envie de frapper à la porte du CPAS, d’aller tendre la main pour avoir de l’alimentation, parce que les gens ont envie de s’assumer, de se réaliser", explique la secrétaire du Réseau wallon.

Ainsi les CPAS constatent que tous les mois, les besoins en revenu minimum d’intégration augmentent de 2%. Ils s’attendent jusqu’à 30% de revenus d’intégration à verser en plus.

Urgence

Des aides sont prévues, les autorités ont pris des dispositions pour venir en aide à la population mais, constate Christine Mahy : "Le plan d’urgence ne suffit plus ! Le plan d’urgence n’a pas toujours été adéquat. […] Ici, on est dans un effondrement des moyens et des ressources".

Si des aides sont prévues, il reste parfois difficile pour des gens meurtris de s’y retrouver. L’émission revient sur le suicide d’une jeune commerçante liégeoise, qui a dû fermer sa boutique de barbière.

"Il y a une partie des indépendants qui ne trouvent pas à quelle porte venir frapper. […] Ces aides ont été également octroyées de façon généraliste, avec les effets d’aubaine qu’il y a pour certains, et les oublis qu’il y a pour d’autres".

Pour Christine Mahy, les autorités doivent davantage prendre en compte les plus précarisés, les associer : "les gens ont envie de faire partie de la solution".

Jeudi en prime 19/11 :

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