Jeudi en Prime: les FDF auront un nouveau nom avant la fin 2015

Olivier Maingain était l'invité de Jeudi en Prime
Olivier Maingain était l'invité de Jeudi en Prime - © RTBF

Olivier Maingain, l'indétrônable président des FDF était ce soir l'invité de Jeudi en Prime. Sans détours, Johanne Montay et François De Brigode ont interrogé celui qui représente la formation amarante depuis plus de 20 ans. L'interview de Charles Michel, le transferts soudain de compétences entre ministres fédéraux N-VA, le nucléaire ont été les thèmes abordés par Olivier Maingain

L'actualité du jour concerne deux membres de l'exécutif fédéral, deux femmes : Elke Sleurs et Marie-Christine Marghem. La première s'est vue retirer ses compétences de lutte contre la fraude fiscale, au profit de Johan Van Overtveldt, le ministre N-VA des Finances. Pas vraiment une surprise pour Olivier Maingain : "On ne peut pas qu'elle s'est illustré dans la lutte contre la fraude fiscale." Et le président des FDF de rappeler qu'Elke Sleurs s'est fait remarquer dans le dossier de la politique scientifique, ce qui, pour Olivier Maingain, montre "ce que la N-VA réussit très bien : comment vider l’État belge, depuis l'intérieur. La main est entrain de démanteler l'un des fleurons de la politique belge".

Le juriste Maingain ne peut s'empêcher de souligner la méthode : "Ce n'est pas la première fois qu'on voit la N-VA faire des annonces d'initiatives, sans attendre que ce soit le Palais, le gouvernement, le Premier ministre. C'est quand même extraordinaire. La répartition des compétences font d'habitude l'objet d'un peu plus de compétences. C'est sans doute le signe que la N-VA, en interne, découvre les limites d'Elke Sleurs dans ce dossier. Il y a aussi peut-être d'autres intentions politiques dans la lutte contre la fraude fiscale."

Concernant le dossier Marghem, Olivier Maingain avait certainement préparé sa "petite phrase" d'attaque : "J'ai le sentiment que les centrales nucléaires lui sont tombées sur la tête. A l'insécurité des installations, elle ajoute une très grande insécurité juridique". Pour le député fédéral FDF, Marie-Christine Marghem n'a pas d'autre choix que de retirer son projet de loi, "de le reprendre sur d'autres bases", alors que pour Olivier Maingain, "dans un tel domaine, on a pas le droit de prendre le moindre risque."

Un nouveau nom pour le parti, en 2015

Dans le récent baromètre Dedicated/RTBF/la Libre, les Fédéralistes démocrates francophones sont en légère hausse à Bruxelles. Ceux qui sont désormais en coalition avec le PS, le cdH, l'Open VLD, le sp.a et le CD&V à la Région bruxelloise ont pris de la hauteur. Olivier Maingain entre lui dans le top 5 des personnalités politiques à Bruxelles. Mais il le ne cache pas que la volonté de son parti est de s'étendre en dehors de la périphérie bruxelloise et de s'implanter davantage en Wallonie. Un bureau wallon du FDF a même été inauguré à Namur au début du mois. "Notre sigle nous identifie peut-être un peu trop à Bruxelles. Nous menons en ce moment une réflexion. J'espère régler la question du nom du parti avant la fin de l'année", déclare notre invité. Qui ne veut pas s'avancer sur un nom. Mais Olivier Maingain insiste : "Nous somme les seuls détenteurs du libéralisme social (...) quand je vois les orientations prises par le gouvernement De Wever-Michel."

La naïveté de Charles Michel

Sans surprise, Olivier Maingain "carbonise" le "mea culpa" de Charles Michel, dans L'Interview hier sur La Une, où le Premier ministre regrettait ses propos pré-électoraux sur la N-VA : "Comment croire aux sincérités successives de Charles Michel ? A quel moment faut-il encore le croire ? (...) Quelle naïveté !"

TDQ et HM

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