Jean-Paul Van Avermaet, ancien patron de Bpost inculpé aux Etats-Unis

Jean-Paul Van Avermaet, ancien CEO de Bpost, a été inculpé par un tribunal américain, a rapporté De Standaard dans son édition de vendredi. Van Avermaet doit comparaître devant un "grand jury" en raison d’une entente illicite sur les prix dans le secteur de la sécurité.

A propos de la sécurisation de bâtiments "américains" en Belgique

Les faits reprochés par la Justice américaine à Jean-Paul Van Avermaet remontent à l’époque où celui-ci était directeur de la société de sécurité et de surveillance G4SBelgium. Jean-Paul Van Avermaet a été en place pendant plusieurs années chez G4SBelgium avant de quitter l’entreprise pour devenir CEO de Bpost au début de 2019.

Les ennuis judiciaires de Jean-Paul Van Avermaet ont commencé lorsque l’Autorité belge de la concurrence a ouvert une enquête. Celle-ci portait sur une suspicion d’entente illégale sur les prix entre différentes sociétés de sécurité et de gardiennage actives sur le marché belge. Parmi ces sociétés figuraient G4S, mais aussi Securitas et Seris.

L’affaire a donc intéressé le ministère américain de la Justice qui a aussi mené l’enquête. Les Américains se sont penchés sur ce dossier parce que les soupçons d’entente illicite entre les sociétés de gardiennage concernaient la sécurisation de bâtiments où il y avait des intérêts américains, comme l’ambassade des Etats-Unis à Bruxelles et le Shape à Casteau, le quartier général de commandement de l’OTAN.

Il risque jusqu’à dix ans de prison et/ou une très forte amende

Aujourd’hui, formellement inculpé par un tribunal américain, Jean-Paul Van Avermaet doit comparaître devant un "grand jury". Van Avermaet n’est pas le seul à être inculpé par la Justice américaine. Deux autres dirigeants de sociétés actives dans la sécurité en Belgique sont aussi concernés par cette procédure. Tous risquent jusqu’à 10 ans de prison et une amende d’un million de dollars. S’ils plaident coupable, la peine maximale peut être réduite à deux ans de prison et à une amende de 100.000 dollars, selon De Standaard.

Cette affaire avait été l’une des raisons pour lesquelles le conseil d’administration de Bpost avait décidé de se séparer de Jean-Paul Van Avermaet en mars 2021. En effet, sous le coup d’une enquête aux Etats-Unis, Jean-Paul Van Avermaet était dans l’impossibilité de se rendre dans ce pays, ce qui était gênant pour le patron de Bpost, une entreprise ayant une importante filiale de colis, Radial, aux USA.

Extrait JT du 15/03/2021: Licenciement du patron de bpost

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK