Jean-Pascal Labille (PS) sur la polémique Francken: "Abject de traiter des êtres humains de la sorte"

Jean-Pascal Labille, ex-ministre socialiste et patron des mutuelles Solidaris, était l'invité de Matin Première.
Jean-Pascal Labille, ex-ministre socialiste et patron des mutuelles Solidaris, était l'invité de Matin Première. - © Tous droits réservés

On ne l'avait plus entendu depuis plusieurs mois. Pas même quand le parti socialiste était au cœur du scandale Publifin. Jean-Pascal Labille, ex-ministre socialiste et patron des mutuelles Solidaris, était l'invité de Matin Première ce jeudi. Il a répondu aux questions de Thomas Gadisseux.

Parmi le points abordés : les critiques à l'encontre de Theo Francken (N-VA). Le secrétaire d'État à l'Asile et la Migration est attaqué de toutes parts pour son traitement des exilés qui occupent actuellement le parc Maximilien à Bruxelles. Jean-Pascal Labille ajoute qu'il est "inacceptable et abject de traiter des êtres humains de la sorte". Pour le socialiste, "c'est totalement abject de la part de Monsieur Francken et il le fait pour des raisons électorales".

"À chaque fois, il recule les limites de l'acceptable"

Jean-Pascal Labille estime que chacune des provocations de Theo Francken "reculent les limites de l'acceptable à chaque fois". Il l'assure : "Beaucoup de personnes au MR s'interrogent sur cette politique menée à l'égard d'êtres humains".

Il n'empêche, le secrétaire général de l'Union nationale des Mutualités socialistes refuse de voir le MR comme un partenaire infréquentable à l'avenir. "Je n'exclus rien, glisse-t-il. Le PS doit d'abord se réconforter sur sa base idéologique."

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Pour Jean-Pascal Labille, le parti socialiste est dans un "moment d'introspection sur ce qu'il est et ce qu'il doit être au XXIème siècle. C'est-à-dire un parti de gauche qui est là pour changer la société durablement". Et d'ajouter : "C'est un bel exercice sur lequel je veux me concentrer."

Interrogé sur la réduction du temps de travail et un éventuel passage à une semaine de quatre jours, Jean-Pascal Labille reste évasif. S'il juge que la réduction du temps de travail est "inéluctable", il veut laisser "les secteurs et les entreprises (la) négocier". Il estime que ce n'est pas au monde politique de "fixer des balises intangibles qui ne sont pas négociables par le secteur et les entreprises".

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