Jean-Pascal Labille (PS): "Elio Di Rupo va encore nous surprendre"

Jean-Pascal Labille (PS) croit encore beaucoup en son président, Elio Di Rupo
Jean-Pascal Labille (PS) croit encore beaucoup en son président, Elio Di Rupo - © Archives RTBF

A la veille du 1er mai et alors qu'un nouveau sondage affirme que le PS poursuit sa chute depuis les élections du mois de mai 2014, l'ancien ministre socialiste et actuel patron des mutualités socialistes était l'invité de L'Acteur en direct. Pour Jean-Pascal Labille, "ce n'est pas un sondage qui va nous faire perdre la boussole". S'il reconnaît que le PS a du travail sur la planche, il croit encore beaucoup en Elio Di Rupo, et appelle au dialogue et au respect avec les autres formations politiques.

"Il est clair que l'on est dans une situation un peu compliquée pour l'instant, mais la politique est faite de cycles et je ne pense pas que l'on gouverne avec les sondages. On gouverne sur le moyen terme et le long terme", explique l'ancien ministre socialiste à Bertrand Henne.

Mais il l'affirme: "On va travailler en profondeur, retrouver le contact avec les militants, avoir un message fort, vraiment ancré à gauche et c'est tout le travail que l'on va mener".

Pour y arriver, Jean-Pascal Labille compte beaucoup sur le "chantier des idées" mis en place par son président, Elio Di Rupo. Quant à savoir si ce dernier peut encore incarner le PS du futur, il répond : "Il a pris ses responsabilités sous le gouvernement précédent et c'est un homme de gauche, il faut arrêter la stigmatisation (...) Je pense qu'Elio Di Rupo va encore nous surprendre. Je pense qu'il est capable de rebondir et de revenir avec des propositions fortes. Je pense que cela doit se faire avec les militants, en équipe, parce que cela a toujours été la force du parti socialiste".

Un appel à l'apaisement

Ce n'est plus un secret, PS et MR sont ouvertement en guerre. Aujourd'hui, Jean-Pascal Labille tente de lancer un appel au calme : "Je pense qu'aujourd'hui, ce qu'il faut absolument dans le monde politique en général, c'est le dialogue et le respect. Et vous noterez que je ne suis pas le seul à le dire aujourd'hui dans la presse".

Cet appel est effet relayé par le presse ce jeudi matin. Dans La Libre, c'est aux côtés de Louis Michel (MR) qu'il demande cette réconciliation. "Je pense que les vrais problèmes de la population, ce n'est pas les chamailleries entre partis politiques, et en l'occurrence entre le PS et le MR aujourd'hui", dit-il.

Et de conclure: "Passons à autre chose et construisons le bien collectif, c'est ça que nous devons faire au jour d'aujourd'hui".

C. Biourge

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