Jean-Marc Nollet (Ecolo): "Notre adversaire, c'est le modèle N-VA"

Deux jours après son élection au poste de coprésident d'Ecolo, Jean-Marc Nollet était l'invité de Matin Première ce lundi 12 novembre. Celui qui partage la tête du parti avec Zakia Khattabi prend ses fonctions avec un objectif : les élections de mai prochain. "Zakia Khattabi m'avait demandé (de prendre la coprésidence) pour aider à la préparation des négociations, mais aussi de rester dans le chemin programmatique tracé par Patrick Dupriez et Zakia Khattabi depuis plusieurs années", explique-t-il.

Si, sur le fond, Ecolo "ne change rien", Jean-Marc Nollet veut surfer sur la vague verte des élections communales et porter "un programme qui arrête de jouer petits bras". Et d'insister : "Ma priorité, c'est de préparer les négociations éventuelles." Un travail qu'il fera avec une "Nollet's touch" ? "C'est un travail d'équipe, pas une question d'un individu", répond l'intéressé.

Jean-Marc Nollet pointe alors les deux "dimensions fondamentales" du projet politique d'Ecolo : "environnementale et sociale. Un monde plus juste et une terre plus verte, c'est un seul et même combat. Notre projet vise à ce que tout le monde puisse avoir une vie plus chouette."

A Liège, "tout est cadenassé autour du soldat Publifin qu'il fallait sauver"

Il pointe au passage les accord obtenus dans plusieurs grandes villes au lendemain des Communales du 14 octobre dernier. "Nous avons pu amener nos priorités dans la campagne électorale et les électeurs nous ont soutenus. On a pu transformer ce soutien électoral en accords de majorité."

Seul point de résistance : la ville de Liège où "tout est cadenassé autour du soldat Publifin qu'il fallait sauver". Et dans les provinces ? A ce niveau de pouvoir, le coprésident d'Ecolo estime qu'Elio Di Rupo, le président du parti socialiste, a mangé sa parole. "Dans le système du PS, les provinces sont dans la main du président. C'est lui qui a donné l'inflexion. C'est lui qui a fait le choix d'aller avec le MR alors qu'autre chose était possible. J'en prends acte, on verra ce qu'on pourra construire à l'avenir."

Le PTB n'avait "aucune volonté d'entrer en majorité"

Au nord du pays, les regards se sont tournés ce week-end vers la Flandre orientale et vers Zelzate, où le sp.a et le PTB ont indiqué avoir conclu un accord de majorité, permettant au parti de gauche radicale d'accéder au pouvoir pour la première fois à l'échelon communal. Il s'agit de la seule commune belge où le PTB participe à une majorité. 

C'est l'occasion pour Jean-Marc Nollet de critiquer les choix de ce parti. "Quand on regarde la situation où nous avons été associés - et j'ai bien suivi l'exemple de Charleroi, on l'a bien senti - les communistes n'avaient aucune volonté d'entrer en majorité, de se mouiller, de prendre leurs responsabilités." De là à qualifier le PTB de parti inutile ? "C'est plutôt ça en fait", glisse l'écologiste. "Ils ont réalisé quelques belles victoires, mais les gens qui ont voté pour eux doivent être déçus de l'incapacité du PTB à passer du slogan aux réalisations."

A quelques mois du scrutin fédéral du 26 mai 2019, Jean-Marc Nollet en profite pour réaffirmer le refus d'Ecolo de frayer avec la N-VA. Un parti qu'il qualifie de "gris, brun, fermé, autoritaire. (...) Leur modèle de société rejette les chômeurs et les étrangers". Dès lors, "notre adversaire, c'est le modèle N-VA".

Il oppose aussi la logique du parti de Bart De Wever à celle d'Ecolo et de Groen. "Ecolo travaille main dans la main avec Groen. La N-VA au nord du pays est incapable de trouver un équivalent au sud du pays. (...) La force d'Ecolo et de Groen est d'être un groupe commun au nord et au sud du pays."

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