Jean-Luc Crucke "partagé" sur l'accord de l'UE sur la diminution des émissions de CO2 des voitures

À l'origine, la Belgique visait un objectif de réduction de 40% des émissions de CO22 des voitures
À l'origine, la Belgique visait un objectif de réduction de 40% des émissions de CO22 des voitures - © ISOPIX

Le ministre wallon du Climat, Jean-Luc Crucke (MR), s'est dit "partagé" mercredi sur l'accord politique conclu la veille entre États membres de l'UE pour une réduction de 35% des émissions de CO2 des voitures neuves à l'horizon 2030.

Alors que la Belgique défendait un objectif "ambitieux" de 40%, elle a finalement soutenu un compromis déposé sur la table par la présidence autrichienne de l'Union européenne. "Il valait mieux un accord que pas d'accord du tout", a pointé M. Crucke, tout en précisant que l'effort à réaliser serait tout de même "substantiel". "Si nous n'étions pas parvenus à un compromis, il y avait un risque que l'objectif soit plutôt par la suite de l'ordre de -20 ou -25%", a-t-il ajouté.

La présidence autrichienne du Conseil de l'UE a obtenu mardi soir à Luxembourg le vote favorable de 20 pays sur 28 pour son compromis proposant une baisse de 35% des émissions moyennes des voitures neuves en 2030 et de 30% pour les camionnettes (par rapport à 2021). Pour ces deux catégories, un objectif intermédiaire de 15% a été fixé d'ici 2025.

Les négociations entre États européens ont été d'autant plus difficiles que l'Allemagne faisait partie d'un groupe, avec les pays de l'Est, qui ne voulait pas aller au-delà d'une baisse de 30%. L'accord politique finalement dégagé permet d'ouvrir les discussions entre les négociateurs du Conseil et du Parlement européen. La semaine dernière, les eurodéputés s'étaient prononcés en faveur d'une baisse de 40% des émissions pour les voitures particulières et les véhicules utilitaires légers neufs.

Archive : JT 08/10/2018

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