Jean-Luc Crucke: "Nous visualisons la dette du photovoltaïque et nous la payons sur 20 ans"

Jean-Luc Cruke, ministre wallon de l'Energie
Jean-Luc Cruke, ministre wallon de l'Energie - © HATIM KAGHAT - BELGA

Le gouvernement wallon a dévoilé lundi sa solution à la dette du photovoltaïque. La mise en œuvre de cette solution aura dans un premier temps pour conséquence une "diminution de la facture énergétique" des Wallons, "parce que le véhicule bancaire utilisé permet de capter la surcharge qui existait sur le prix de l'électricité, et de combiner cette surcharge avec une globalisation de la dette sur 20 ans. Ce qui permet d'étaler cette dette, et en même temps de diminuer la charge sur le consommateur" explique à la RTBF le ministre wallon de l'Energie Jean-Luc Crucke (MR).

Selon Jean-Luc Crucke, "le système imaginé par monsieur Furlan et toute sa bande consistait à placer tous ces certificats verts dans le frigo, dans les tiroirs, on les cachait en-dessous du paillasson, et on verrait bien, si un jour le marché revient à une meilleure santé, comment on peut les réinjecter. Ce système coûtait déjà. Ici ce que nous faisons, c'est que non seulement on visualise la dette, mais on annule les certificats verts. Donc on ne met plus au frigo. Je dis au Parti socialiste et au précédent gouvernement que l'addition est là, elle a un coût et il faut pouvoir l'assumer sans faire mal à tous les citoyens qui n'en sont pas responsables. Je mets la dette à jour et, de manière pérenne, définitive, durable, je dis que nous la payons sur 20 ans".

"Tout est transparent"

Le recours à la banque BNP Paribas Fortis pour le financement de la dette a un coût "qui est intégré dans le calcul que nous avons fait. Quand on mettait les certificats verts au frigo cela avait aussi un coût, mais un coût pour rien puisque c'était pour cacher. Ici c'est pour régler: une fois pour toutes, on annule les certificats verts. Je rappelle que, depuis 2003, il y a eu 53 millions de certificats verts qui ont été publiés. Et sur ces 53 millions, seuls 35 millions ont été absorbés par le marché" selon le ministre.

"Le choix de la banque a fait l'objet d'un marché public. Trois banques ont soumissionné et la solution la plus intéressante et qui permettait d'avoir un véhicule extérieur au budget wallon, c'est celle de BNP Paribas Fortis. Tout cela est transparent" assure Jean-Luc Crucke.

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