Jean-Luc Crucke (MR): "Une coalition la plus large avec le PS et Ecolo"

Vice-président du MR et ministre sortant du gouvernement wallon, député wallon, Jean-Luc Crucke est l’invité du Grand Oral RTBF/Le Soir ce samedi 15 juin sur La Première et ce dimanche 16 juin sur La Trois. Alors que les négociations vont bon train dans les différentes entités du pays, il analyse la position de son parti. Notamment en Wallonie, où l’auto exclusion du cdH et du PTB placent le MR en pole position pour entrer dans une majorité.

C’est un fait, le PS et le MR ont à eux deux une majorité côté wallon. Il faut dire que le PS est dos au mur. Sans le soutien du cdH et sans celui du PTB, le MR s’en trouve donc renforcé.

Une issue à laquelle n’est pas contraire Jean-Luc Crucke, qui sous-entend d’ailleurs que les verts devraient aussi entrer dans la danse. " Je ne dis pas que c’est une solution facile, mais cette solution-là, c’est celle qui permet d’amener une majorité parlementaire large, aux deux tiers. Je crois que les défis de la Wallonie de demain nécessiteront cette majorité des deux tiers. Une majorité trop courte n’est pas suffisante pour réformer en profondeur la Wallonie ".

Et au fédéral ?

Jean-Luc Crucke est beaucoup plus taiseux concernant le fédéral. " Il faudra énormément de sagesse pour former un gouvernement fédéral ". Son message : laisser le temps aux deux formateurs pour avancer dans la sérénité. " Si chacun y va de sa petite solution, ça devient l’anarchie ", ajoute-t-il en visant Paul Magnette. Le socialiste proposait jeudi la création d’un gouvernement minoritaire et limité dans le temps, qui aurait pour but de gérer de grandes priorités. " Parfois, il vaut mieux se taire, c’est une façon de ne pas mettre de l’huile sur le feu ".

Il a dit

A propos de la N-VA : " Personne n’est incontournable, mais placer des exclusives à l’attention de l’un ou de l’autre n’est pas constructif. Sauf évidemment vis-à-vis de l’extrême droite et de l’extrême gauche "

Une de ses priorités à la place du ministre président wallon : " Je plaide pour la banque européenne du climat. Elle permettrait de sortie du cadre budgétaire traditionnel, et d’avancer sur des projets climatiques à moyen et à long terme "

Une autre priorité : " Il y a une urgence sociale qu’il faut reconnaître. Il y a des gens qui ne s’en sortent pas. Le tax shift a été une bonne chose, mais ce n’est pas suffisant "

Le confédéralisme est-il l’avenir de la Belgique ? " Selon le numéro 2 de la N-VA (NDLR : Jan Jambon), le confédéralisme, c’est le chaos. Je pense plutôt qu’avoir quatre régions distinctes, fortes, mais qui se parlent, serait plus judicieux "

Jean-Luc Crucke met Bertrand Piccard à l’honneur : " La science a toujours le dernier mot. Ce scientifique me donne espoir en une économie plus forte, plus durable et décarbonée "

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