Jean-Luc Crucke dans Jeudi en Prime : "Si Sophie Wilmès ne reste pas Première ministre, on la regrettera"

Jean-Luc Crucke dans Jeudi en Prime: Si Sophie Wilmès ne reste pas Première ministre, on la regrettera
Jean-Luc Crucke dans Jeudi en Prime: Si Sophie Wilmès ne reste pas Première ministre, on la regrettera - © PHILIPPE HUGUEN - AFP

Jean-Luc Crucke, ministre wallon MR des finances et du budget, n'est demandeur de rien pour lui si un gouvernement fédéral avec une majorité Vivaldi devait voir le jour dans les deux semaines qui viennent. Et Sophie Wilmès, sera-t-elle la première ministre de cette éventuelle nouvelle équipe, comme le réclame George-Louis Bouchez, le président du MR? Est-ce un point de rupture pour son parti? 

Jean-Luc Crucke botte en touche. "Si elle n'est pas reconduite on aura eu une très grande Première ministre, une femme qui a montré à plus d'un qu'une femme avait du talent. Moi je ne suis pas dans ceux qui négocient, c'est la responsabilité des présidents de parti, si on ne l'a plus, on la regrettera".

Le CD&V est dans le bateau

Jean Luc Crucke qui pointe un pas important franchi aujourd'hui, avec la prolongation pour 15 jours du gouvernement fédéral actuel et l'engagement des sept partis de la future coalition Vivaldi à inscrire à l'ordre du jour du parlement du 1er octobre une déclaration gouvernementale. Un vote est intervenu cet après-midi à la Chambre. "Le CD&V est sur le bateau", note Jean-Luc Crucke. "Certains ont monté tout un cinéma, mais le véritable acte c'est ce qui s'est passé aujourd'hui à la Chambre. On avait deux solutions, poursuit le ministre wallon, et par ailleurs vice-président du MR, soit on partait vers un gouvernement conservateur, dans lequel on oppose les flamands aux wallons et aux bruxellois, soit on a le courage de dire il y a un modèle moderne, nouveau, dans lequel à sept on fait des concessions et on avance".

IVG: c'est le parlement qui aura le dernier mot

Des concessions, justement, sur l'IVG, la proposition de loi sur la dépénalisation totale de l'avortement? On sait que le CD&V en fait une question de gouvernement. Jean-Luc Crucke confirme ici qu'un accord a été trouvé et que le texte sera renvoyé en commission de la Chambre, c'est pour lui une bonne chose. "J'ai toujours dit qu'il fallait dépénaliser l'avortement, j'ai toujours dit que la solution devait venir d'une majorité du parlement et quelle devait permettre à chacun de voter librement, et je suis dans un parti où la liberté de vote existe. C'est le parlement qui doit avoir le dernier mot, je le dis en mon nom et au nom du président Georges Louis Bouchez, c'est le parlement qui aura le dernier mot. Que l'on veuille revenir en commission pour débattre encore, ce n'est pas une honte dans le débat, et ce sera le parlement qui aura le dernier mot et pas le gouvernement"

Un autre dossier reste problématique dans les discussions entre les sept partis de la Vivaldi, c'est la sortie du nucléaire, prévue par la loi en 2025. Faut-il reporter cette date? La réponse de Jean-Luc Crucke est courte: "J'aime qu'on respecte la loi". 

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