Jean-Jacques Cloquet: "Je ne serai jamais candidat en politique"

Jean-Jacques Cloquet a surpris tout le monde. Mi-septembre, il a annoncé qu'il quittait ses fonctions à la direction de l'aéroport pour devenir co-CEO du parc animalier de Pairi Daiza. On sait l'homme très proche d'Eric Domb, le développeur et patron de Pairi Daiza. Invité de "Jeudi en prime", Jean-Jacques Cloquet ne cache pas son pincement au cœur de quitter l'aéroport de Charleroi où de grands enjeux sont encore à venir. Mais il se tourne vers l'avenir avec de nouveaux défis à relever avec toujours cette volonté de faire briller la Wallonie et plus particulièrement le Hainaut. 

Sa vie de footballeur

Pour le grand public, Jean-Jacques Cloquet, c'était jusqu'ici le visage et la voix de l'aéroport de Charleroi. Mais Jean-Jacques Cloquet a aussi eu une autre vie avant les avions. Celle de sportif, de footballeur à La Louvière, puis à Charleroi comme joueur et ensuite comme directeur général. Le milieu du football a fort évolué. A l'époque, mon manager, c'était mon père. Et si je gagnais 1000 euros, c'était beaucoup. Aujourd'hui les montants sont énormes. Les clubs ne sont plus gérés de l'intérieur, mais par d'autres", explique l'ex-footballeur. Pour lui, les dérives étaient prévisibles et il faut plus de réglementations. "Les agents de joueurs sont aujourd'hui devenus des propriétaires. Des propriétaires qui veulent acheter et revendre pour faire du profits. Ça créé de l'instabilité et des dérives. Aujourd'hui, les managers ils viennent chercher les jeunes dès 14-15 ans en promettant des voitures aux parents. c'est malsain", complète Jean-Jacques Cloquet.

Toujours un pied à l'aéroport de Charleroi?

Pour encore trois mois, il est toujours directeur général de la gestion journalière de l'aéroport de Charleroi. Mais Jean-Jacques Cloquet ne cache pas sa déception de ne plus être administrateur-délégué. En raison du nouveau décret de gouvernance wallon, il ne pouvait être membre du conseil d'administration. Bien qu'il comprenne les motivations politiques, il regrette. "Certains y ont vu le pourquoi de mon départ, mais il n'en est rien. Je suis un dégât collatéral de cette décision. Je n'aurai plus mon nom, ni la fonction d'administrateur délégué dans le bilan de l'année prochaine. C'est un peu dommage", confie-t-il.

La presse évoque tout même qu'en quittant la direction de l'aéroport, il pourrait toutefois prendre la présidence du conseil d'administration. Il réfute ces informations."Non, il y a déjà un président et il le fait très bien. Mais si on estime qu'il faudrait que j'ai un siège et que la Région wallonne me le souhaitait. Oui, ça serait avec plaisir". 

Des avions aux pandas

Jean-Jacques Cloquet n'est pas peu fier de son bilan. Après onze années à la tête de l'aéroport, il a réussi à transformer ce petit aéroport local en machine à faire voyager les Belges. Il a créé des milliers d'emplois dans la région et attiré des petites et moyennes compagnies low-cost qui ont rendu l'aéroport de Charleroi très attractif pour les voyageurs. Mais les avions, c'est bientôt terminé. Jean-Jacques Cloquet s'envole vers Pairi Daiza rejoindre son ami Eric Domb pour prendre les commandes de la direction des divisions opérationnelle et commerciale du parc. Un nouveau challenge pour cet homme qui n'a cessé de surprendre dans ces choix de carrières. "J'ai toujours été ébloui par le travail d'Eric Domb. J'ai suivi ses projets avec les yeux d'un enfant et, lorsqu'il m'a proposé de rejoindre le parc, j'ai pris ma décision en une seconde. J'ai dit oui tout de suite", raconte Jean-Jacques Cloquet

A Pairi Daiza, l'ambition est de voir le parc s’agrandir, deux nouveaux mondes, de l'hébergement. 400 employés, 1200 à termes. Un challenge qu'il est prêt à relever. "Je veux participer à la création d'emplois. J'ai eu la chance de le faire à Charleroi. Je veux continuer à monter que la Wallonie est belle dans une super région, dans le Hainaut. "

"Je ne serai jamais candidat"

Vu son profil de travailleur et de bon vivant, Jean-Jacques Cloquet fait partie de ces figues emblématiques du monde économique. Pas étonnant que sa personnalité puisse intéresser des partis politiques. A trois jours des élections communales et provinciales, Jean-Jacques Cloquet confie que, par le passé, il a été approché par de nombreux partis. "Tous, sauf les écologistes. Mais peut-être que maintenant, je vais travailler dans un parc. Peut-être que je vais commencer à les intéresser."

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