J.-C. Marcourt réfléchit au financement de l'enseignement supérieur

Jean-Claude Marcourt
Jean-Claude Marcourt - © NICOLAS LAMBERT - BELGA

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, a dénoncé mardi le "sous-financement" des universités et Hautes écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles, soumises depuis 1996 au principe de l'"enveloppe fermée".

Interrogé par le député Stéphane Hazée (Ecolo) en commission du Parlement, M. Marcourt a déploré que les moyens alloués à l'enseignement supérieur n'aient pas suivi la hausse importante du nombre d'étudiants et l'évolution des technologies survenues ces quinze dernières années.

"Chaque année, nous sous-finançons un peu plus notre enseignement...", a-t-il reconnu.

Après la récente adoption du décret définissant le nouveau paysage de l'enseignement supérieur, le ministre a lancé un nouveau chantier d'envergure, à savoir la révision de son mode de financement.

A cette fin, il a mis sur pied un groupe de réflexion avec les différents acteurs et spécialistes du secteur, mais "il n'y a pas de consensus entre les différents acteurs sur un nouveau modèle de financement", a-t-il admis.

Devant les députés, le ministre socialiste a affiché sa volonté d'en finir avec l'enveloppe fermée "qui a des effets pervers négatifs". "Mais comment fait-on vu la situation budgétaire de la Fédération?", s'est-il interrogé.

Il a ajouté à cette occasion que la question des droits d'inscription serait incluse dans la réflexion. Il s'est à cet égard prononcé pour une harmonisation de ceux-ci.

L'élaboration d'un nouveau mode de financement de l'enseignement supérieur sera sans doute l'un des gros dossiers politiques de la prochaine législature communautaire.

Vu les difficultés budgétaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l'enseignement supérieur fonctionne depuis 1996 selon le principe décrié de l'enveloppe fermée, alors que le nombre d'étudiants a progressé dans le même temps de... 25%.

Selon ce régime, les établissements reçoivent un subventionnement forfaitaire, augmenté d'un subside variable sur base de leur nombre d'étudiants. Une logique qui attise une concurrence entre établissements qui se livrent dès lors à une "chasse à l'étudiant".

Lors de son intervention, le ministre a encore annoncé qu'il programmait avant la fin de la législature quelques changements au financement actuel, notamment une nouvelle définition d'étudiant non finançable, une adaptation des moyens d'aide à la réussite pour les nouveaux étudiants, ou encore la prise en compte éventuelle d'éléments différenciés, notamment en matière d'aide sociale ou pédagogique.

Belga

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

Recevoir