"Je ne pouvais pas utiliser le mot nettoyer", reconnaît Theo Francken

"Je ne pouvais pas utiliser le mot nettoyer" reconnaît Theo Francken
"Je ne pouvais pas utiliser le mot nettoyer" reconnaît Theo Francken - © KURT DESPLENTER - BELGA

"Jour et nuit, je m'attelle à résoudre le problème au parc Maximilien à Bruxelles. J'ai utilisé le mot 'nettoyer' (opkuizen, ndlr) et, ça, je ne pouvais pas le faire. Je ne voulais bien sûr pas dire par là que je voulais nettoyer ces gens, mais bien me débarrasser du problème", a déclaré le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration Theo Francken à la VRT.

Une forme d'excuses après avoir été "recadré" par le Premier ministre Charles Michel (MR) lui-même, qui lors du Conseil des ministres de vendredi, avait  pointé le "vocabulaire inadéquat" de Theo Francken, l'appelant à y être plus attentif. "Chacun doit être attentif, doit être précis quand on s'exprime, dans ces matières-là également", a-t-il déclaré.

Au cours des dernières semaines, de nombreux réfugiés se sont rassemblés dans le parc Maximilien et dans la gare de Bruxelles-Nord. La police a procédé à plusieurs vagues d'arrestations, et Theo Francken avait tenu à manifester son approbation sur Facebook : "Ce matin 14 personnes arrêtées au parc Maximilien, 9 à la gare du Nord, 3 déclarés mineurs. Selon la police, il n'y a quasi plus personne dans le parc. #nettoyer".

C'est surtout le terme "opkuisen" qui avait choqué : pour Groen, "On nettoie la saleté, pas les gens". Le sp.a avait réagit aussi : l'ancien secrétaire d'État Bruno Tuybens dénonçait "un choix de termes humiliants et déshumanisants", "particulièrement inquiétant".

Et Peter Mertens (PVDA-PTB) apostrophait le secrétaire d'État : "Nettoyer des enfants, comment fais-tu cela, Theo ?".

Son explication comme quoi il ne s'agissait pas de "nettoyer des gens, mais des problèmes", Theo Franken l'avait déjà postée sur Facebook.

Mais son explication n'avait guère convaincu, jusque dans la coalition gouvernementale, où Alexander De Croo (Open Vld) et Koen Geens (CD&V, relayant un tweet de son président de parti Wouter Beke) ont critiqué leur collègue.

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