Jan Jambon qualifie les auteurs des émeutes de "ramification d'un cancer qu'il faut éradiquer"

Le vice-premier ministre en session plénière à la Chambre.
Le vice-premier ministre en session plénière à la Chambre. - © DIRK WAEM - BELGA

Le vice-premier ministre et ministre de l'intérieur, Jan Jambon (N-VA), est revenu sur les émeutes qui ont eu lieu samedi et mercredi dans le centre de Bruxelles durant la séance plénière à la Chambre. 

Jan Jambon a tenu à remercier ardemment les policiers et les pompiers pour le travail qu'ils ont accompli durant ces deux interventions. Le vice-premier ministre a également tenu à rappeler que le maintient de l'ordre public était une responsabilité locale mais que le fédéral a, tout de même, joué son rôle de soutien lors des échauffourées. Une aide qu'il a d'ailleurs qualifiée de "rapide et efficace".

Scanner les réseaux sociaux pour anticiper les incidents 

Jan Jambon explique qu'il prévoit de scanner les réseaux sociaux sur l'ensemble du territoire afin d'anticiper les incidents similaires à ceux qui se sont produits sur la place de la Monnaie mardi en fin d'après-midi. Cependant, ce travail est énorme et "il n'est pas possible de tout capter". 

Enfin, Jan Jambon a conclu son intervention à la Chambre en affirmant que les auteurs de ces émeutes ne méritent pas d'occuper une place dans la société et les qualifie de "ramifications d'un cancer qu'il faut éradiquer". 

Le vice-premier ministre a rappelé qu'il avait demandé une enquête à l'AIG et en communiquera les résultats qu'il devrait recevoir vendredi avant de les insérer dans un plan d'action.

Un plan c'est bien, mais il faut des moyens et de la prévention

Le PS voit d'un bon œil l'élaboration d'un plan d'actions à la suite des échauffourées à Bruxelles, mais il appelle les ministres de la Justice et de l'Intérieur à mobiliser les moyens nécessaires au bon fonctionnement de la police et de la magistrature.

"C'est positif de la part des deux ministres de préparer un plan d'actions, mais du côté de la police, il manque des centaines d'agents à Bruxelles. Et il manque 40 magistrats pour éviter l'impunité", a souligné le député et bourgmestre de Saint-Josse, Emir Kir.

Face aux critiques entendues en Flandre à propos de l'organisation de la police bruxelloise, le député dit son étonnement. "Quand des problèmes similaires se posent en Flandre, comme récemment à Anvers, on n'entend pas les mêmes remarques alors qu'il y a là par exemple une seule zone de police".

Le bourgmestre insiste aussi sur l'importance de la prévention. "Les seules réponses répressives ne suffiront pas. Ces plans doivent aussi avoir un volet préventif. Les réponses doivent aussi concerner la formation, l'éducation, etc".

 

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