Jan Jambon présente les trois axes de son plan pour "nettoyer" Molenbeek

Jan Jambon présente les grandes lignes de son plan pour "nettoyer" Molenbeek
Jan Jambon présente les grandes lignes de son plan pour "nettoyer" Molenbeek - © THIERRY ROGE - BELGA

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) l'avait dit après les attentats de Paris: "Je vais m'occuper personnellement de Molenbeek". Il lève ce lundi un coin du voile sur ses intentions.

Il promet un "plan global" pour Molenbeek dès la fin janvier. Il l'a présenté dans les grandes lignes dimanche dans le JT de la chaîne flamande VTM. Il annonce plusieurs mesures concrètes pour la commune où vivaient plusieurs terroristes des attentats de Paris.

Premier axe: une aide aux fonctionnaires. "C'est la première chose que l'on doit savoir: qui habite sur le territoire de Molenbeek". Le ministre veut soutenir les fonctionnaires communaux dans l'enregistrement de la population de Molenbeek.

"Nous allons assécher ces flux d'argent"

Il s'agira ensuite de combattre les trafics et l'économie souterraine. Les terroristes, estime le ministre, sont souvent sans emploi. Pourtant, ils achètent des armes qui coûtent cher, "très souvent, c'est grâce à des activités criminelles ou semi-criminelles", dit-il. "Des trafics de drogues, d'armes ou de faux papiers... il faut assécher ces flux d'argent."

Et puis troisième mesure: davantage de policiers. Mais pas seulement dans les rues. Jan Jambon veut suivre de très près les combattants revenus de Syrie. "Nous connaîtrons leurs moindres faits et gestes", assure le ministre, qui précise que le renfort policier sera plus large et concernera aussi d'autres communes.

Il s'agit donc des grandes lignes et des intentions de ce plan pour Molenbeek. Il faudra attendre la fin janvier pour les détails.

Passer de la parole aux actes

Du côté de Molenbeek, on rappelle que le plan Jambon a été conçu en concertation avec les autorités communales. Aucune désapprobation donc, mais on se veut quand même prudent car il faudra passer des paroles aux actes, commente pour sa part Mustapha Er, le porte-parole de la bourgmestre Françoise Schepmans, qui prend pour exemple le travail d’identification des habitants. "Le ministre Jambon a beaucoup communiqué ces derniers mois. A présent, nous espérons qu’il pourra y répondre favorablement. Nous souhaitons également un soutien de la Région bruxelloise."

Concernant les enquêtes de domiciliation, la commune propose de cibler les zones problématiques plutôt que l'ensemble du territoire.

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