Le suspect du Thalys est-il lié aux filières djihadistes en Belgique?

Le parquet fédéral veut savoir si Ayoub El Kazzani a, oui ou non, des liens en Belgique avec les filières djihadistes.

A ce stade, le suspect nie toute motivation terroriste. Par ailleurs, la personnalité d'Ayoub El Khazzani, ses motivations, son environnement restent encore flous.

Plusieurs questions se posent aux enquêteurs ? Tout d'abord, y a-t-il eu des complices ?

Le parquet fédéral a ouvert une enquête pour identifier les éventuels liens du tireur avec des milieux djihadistes belges.

Est-ce un loup solitaire ? Fait-il partie d'un réseau ? Son attaque est-elle commanditée ? Il est possible qu'il ait été aidé pour se procurer des armes. Le parquet précise que toutes les pistes restent ouvertes à ce stade.

Le suspect a séjourné en Belgique

Les enquêteurs tentent de retracer le parcours d'Ayoub El Khazzani.

Arrivé en Espagne à 18 ans, il y séjourne entre 2007 à 2014. Ensuite, l'homme parcourt l'Europe passant par la France, la Belgique, l'Autriche, Andorre où encore l’Allemagne.

Le 10 mai 2015, il prend un avion de Berlin à Istanbul. Il est possible qu'il se soit rendu alors en Syrie ou en ait eu l'intention. Faits qu'il nie aujourd'hui.

Peu après, Ayoub El Khazzani aurait été localisé en Belgique où il reconnait avoir séjourné. Non loin d'Anvers, à Mortsel, et à Bruxelles où il dit avoir vécu comme un SDF dormant dans les parcs. Une information confirmée par le parquet fédéral qui ne précise pas combien de temps et quand.

Deux frères et deux sœurs

Lors de son audition, Ayoub El Khazzani a expliqué "avoir deux frères et deux sœurs".

Vivent-ils en Belgique ? A-t-il encore des liens avec ceux-ci ? Sur ce point, le parquet se refuse à tout commentaire.

"Le suspect n'était pas suivi 24 heures sur 24"

Ce lundi matin, le ministre de l'Intérieur N-VA, Jan Jambon, a confirmé qu'Ayoub El Khazzani était suivi par les services de renseignement belges mais pas "pris en filature 24 heures sur 24" car il n'était pas considéré comme très dangereux.

"C'est pourquoi il n'était pas suivi 24 heures sur 24, mais qu'on le gardait à l’œil", a expliqué le ministre. Selon lui, des centaines de personnes font l'objet d'une surveillance, mais il est difficile de maintenir celle-ci "24 heures sur 24 et 7 jours sur 7".

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