Jan Jambon: "Le contrôle aux frontières a porté ses fruits"

Jan Jambon est entendu en Commission Intérieur de la Chambre ce mardi
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Jan Jambon est entendu en Commission Intérieur de la Chambre ce mardi - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) était entendu ce mardi matin en commission Intérieur de la Chambre. Il y a affirmé que le contrôle aux frontières pourrait être prolongé au-delà du 23 mars prochain. Il se rendra ce mercredi sur le terrain et évaluera, avec des spécialistes, ce qu'il convient de faire. Lui se montre plutôt favorable à cette prolongation. Le point sera tranché par le conseil des ministres, en principe vendredi.

Conformément aux accords de Schengen, l'opération court jusqu'au 23 mars. Elle peut être prolongée pendant un mois au maximum. 

Les contrôles ont débuté le 23 février, suite à l'annonce du démantèlement d'une partie de la "jungle" de Calais en France. Les autorités craignaient un afflux massif de réfugiés sur la côte belge, en attente de partir vers la Grande-Bretagne.

Selon le ministre, les résultats sont là. "Au début c'était 100 par jour (qui arrivaient en Belgique, ndlr), mais, ces derniers temps, nous voyons une diminution. C'est que nos actions marchent. On ne voit pas apparaître des camps à la côté, c'était l'un des objectifs. Mais les trafiquants d'être humains, c'était notre véritable objectif. Et, là aussi, ça marche, nous avons quelques résultats", a-t-il dit au micro de la RTBF.

Les personnes interceptées en Belgique sont contrôlées. Si elles sont connues, l'accès au territoire leur est interdit ou elles sont reconduites à la frontière. Les personnes inconnues sont emmenées dans un centre d'enregistrement à Furnes où leurs empreintes digitales sont prises. Elles font ensuite l'objet d'une reconduite à la frontière.

L'opération mobilise en moyenne 290 policiers. Les services sont priés d'informer les personnes interceptées de leurs droits, en particulier de celui demander l'asile. Ils sont très peu nombreux à le faire, a affirmé le ministre sans donner de chiffres. Il a toutefois précisé que, la procédure d'asile devait se dérouler en premier lieu en France puisqu'il s'agit de l'État européen dont ces personnes proviennent.

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